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Rucher Ecole Enchenberg

Les actualités du syndicat des apiculteurs de Thann et environs et du monde des abeilles.

Cette page présente nos activités au Rucher école, les actualités du syndicat des apiculteurs de Thann et environs et des articles concernant le monde apicole et le monde des abeilles.

Le miel...

Le miel est en principe un aliment très bon et très sain, mais cela dépend de son origine et surtout de qui l'a produit. Le meilleur est sans nul doute celui produit par les abeilles. Car, vous aurez peut-être du mal à le croire, mais l’homme peut lui aussi produire du miel. Ainsi, sans qu’aucune abeille ni aucune fleur ne soit utilisée, du miel peut être fabriqué artificiellement par l’homme avec une quantité spécifique de fructose et de glucose de synthèse, avec quelques gouttes d’arômes artificiels et différents agents de conservation. Une partie du miel importé de Chine et de certains autres pays n’est pas réellement du miel. Vos enfants, quand vous leur ferez les tartines du matin, ne s’en rendront pas vraiment compte au goût, mais ils ne profiteront pas des bienfaits du miel. Les nombreux enzymes, l’inhibine (antibiotique naturel), les précieux oligo-éléments et les minéraux seront absents de cet étrange mélange que vous étalerez sur leurs tartines. Si comme de nombreuses personnes vous aimez le miel, méfiez-vous donc de son origine. Achetez-le chez le petit apiculteur du village ou du quartier qui produit juste quelques dizaines de kilos par an avec des abeilles qui butinent entre autres, vos propres fleurs. Contrairement à celui acheté en grande surface, vous serez assuré d’avoir un miel naturel et de qualité.

Article du "Figaro" et article des "Echos"

Sept 2017

Si les abeilles disparaissaient ?

Le déclin des populations d’abeilles domestiques et sauvages est aujourd’hui une réalité dans tous les pays développés. Avec ce déclin, les médias mettent surtout en avant la baisse du service de pollinisation, mais pour nous apiculteurs le déclin des populations d’abeilles s’accompagne aussi de la perte de la production de miel. La question que l’on peut se poser est : cette baisse du service de pollinisation peut-elle entraîner une évolution irrémédiable de notre environnement et des pertes de rendements ? Sommes-nous arrivés à un point de non-retour, comme pour la disparition des glaciers ou de certaines espèces animales ? Peu d’études scientifiques ont permis de conclure clairement sur ces points ! Les agriculteurs ne pensent que très rarement au déficit de pollinisation comme cause possible d’une diminution de rendement. Pourtant, si l’on examine les besoins en pollinisateurs des productions agricoles qui nous nourrissent quotidiennement, il apparaît que sur les 114 espèces qui fournissent aujourd’hui 95 % de notre alimentation, 70 % des espèces nécessitent une pollinisation par des insectes et plus particulièrement les abeilles sauvages ou domestiques. En conclusion, c’est 36 % de notre production alimentaire qui dépend de l’activité pollinisatrice des abeilles. Et il n’existe pas actuellement d’alternative crédible à la pollinisation par les abeilles ! Contrairement à ce que prétendait A. Einstein, l’être humain pourra sans doute survivre sans les abeilles, mais dans quelles conditions... Et si chacun d’entre nous faisait quelques choses pour ralentir cette disparition inexorable des pollinisateurs ? Nous pouvons facilement contribuer à augmenter la population d’abeilles sauvages à petite échelle dans notre jardin ou même sur notre balcon avec des "Hôtels à insectes fait maison". Nous pouvons aussi enrayer la mortalité de certaines espèces d’abeilles en évitant l’utilisation de certains produits phytosanitaires contenant des molécules synthétiques.

Lien : http://www.terraeco.net/Nos-astuces-pour-fabriquer-un,56766.html

Autre : https://verger.ooreka.fr/fiche/voir/261787/construire-un-hotel-a-insectes

Août 2017

Traitement des ruches contre le varroa :

Déjà le temps des récoltes et déjà l’année apicole qui s’achève. Pour ceux qui ont récolté et enlevé les hausses, il faut maintenant penser au traitement contre le varroa. Alors attention, n’oubliez de nous rendre visite au rucher école pour acheter votre traitement. Vous n’avez plus que quelques samedis après-midi (de 14 à 17 heures) pour vous fournir... après, il sera trop tard. Nous avons à votre disposition cette année, en plus du MAQs® et des lanières Apivar®, des lanières génériques Apitraz® qui en théorie ont le même dosage en acaricide et la même efficacité que les bandelettes Apivar®. En pratique, nous n’avons malheureusement pas assez de recul pour confirmer ou infirmer cette efficacité. Des tests comparatifs ont été effectués en 2016 par la FNOSAD, mais le très faible nombre de colonies utilisées (n=15) pour le test Apitraz® ne permet pas une comparaison fiable.

traitements

Août 2017

Le miel de sapin :

Saviez-vous que, ce qu’on appelle « miellat de sapin » est produit par des pucerons qui se nourrissent de la sève de résineux qu’ils prélèvent au bas des aiguilles des sapins, des épicéas, des mélèzes ou d’autres résineux... une partie est assimilée par ces pucerons, une autre partie est rejetée. C’est cette partie rejetée qui n’est autre que leurs excréments que l’on appelle « miellat de sapin». Cette substance épaisse, visqueuse, très riche en sucres, en acides aminés et en minéraux est prélevée soit par les fourmis pour nourrir leur progéniture, soit par les abeilles pour produire ces célèbres miels de sapin. Ces miels sont en général de couleur sombre avec des reflets verdâtres et ont un goût très caractéristique de conifère. Ils ont nettement plus de caractère que les miels de fleurs et sont préconisés contre les états de fatigue, d’anémie, d’asthénie en raison de leur apport en oligo-éléments et en sels minéraux. On peut parler au pluriel quand on parle de miels de sapin, car la quantité, la qualité, le goût et la composition du miellat de pucerons dépendent non seulement de l’espèce de pucerons (pucerons noirs "cinara confinis" ou verts "cinara pectinatae"), mais aussi de l’espèce de résineux sur laquelle se trouvent ces pucerons qui produisent le miellat. Ce miellat ne doit toutefois pas être confondu avec celui qui est produit par l’exsudation des feuilles de certaines plantes ou arbres (chêne, tilleul, laurier...) et qui est lui aussi appelé « miellat ». La production de miellat de pucerons est très dépendante de la météo, de la température, de l’altitude et bien sûr du nombre de pucerons présents sur les sapins. Le comptage des pucerons qui est fait dans les différents secteurs de notre région, permet à l’apiculteur d’estimer si une production éventuelle peut être espérée.

pucerons

Juil 2017

Le retour des néonicotinoïdes ???

Nous avons tous entendu la scandaleuse interview de notre nouveau ministre de l’Agriculture qui souhaite non seulement rétablir le droit d’utilisation des néonicotinoïdes, mais aussi autoriser l’épandage aérien qui on le sait, est la plus polluante de toutes les méthodes de traitement. Heureusement que nous avons un ministre de l’Ecologie intelligent qui s’est empressé de contester cette idée idiote. Le Premier ministre Edouard Philippe a donné raison ce lundi matin au ministre de la Transition Ecologique Nicolas Hulot aux dépens de son collègue de l'Agriculture Stéphane Travert et confirmé l'interdiction des insecticides "tueurs d'abeilles". Revenir sur la loi actuelle constituerait "un retour en arrière inacceptable pour les citoyens, contre-productif pour les agriculteurs et politiquement rétrograde", a estimé la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH), ex-Fondation Nicolas Hulot. "C'est un projet d'ordonnance contre les abeilles, contre la santé", a critiqué l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho "C'est un coup de force des lobbies comme ChemChina (ex Syngenta) et Bayer. C'est inacceptable".

Vidéo : http://rmc.bfmtv.com/emission/le-gouvernement-envisage-de-reautoriser-les-pesticides-tueurs-d-abeilles-et-l-epandage-aerien-1194776.html

Vidéo : http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/stephane-travert-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-958559.html

Juin 2017

Pertes et températures hivernales...

Comme tous les ans, notre enquête sur les pertes hivernales dans notre syndicat nous a appris bien des choses intéressantes. On a ainsi constaté que durant cet hiver 2016/17, une grande partie des pertes hivernales étaient dues à une récolte tardive de miellat de résineux en août et en septembre . Ce miellat sur lequel les colonies ont hiverné a été malheureusement fatal à un grand nombre d’entre elles. Toujours en raison de ces rentrées tardives de miellat, certaines autres colonies ont péri parce que, en août et septembre, la reine n’avait que peu de place pour pondre et former une colonie populeuse à l’entrée de l’hiver. D’autres enfin sont mortes tout simplement en raison d'une reine vieille ou déficiente. La colonie trop faible n'a pas résisté aux rigueurs de cet hiver qui, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous a été plus rude que l'hiver précédent. Sur ces graphiques, on peut également constater une « presque » parfaite corrélation entre la mortalité hivernale et le nombre de jours de « grands froids ». Sur une ou deux années, on aurait parlé de simples coïncidences, mais sur cinq années... il ne fait aucun doute qu’il y a vraiment une relation entre la rudesse des hivers et les pertes hivernales.

hiver

Graphique des températures : Les bars mauves indiquent le nombre de jours où les températures ont été inférieures à zéro degré durant les 6 mois d’hiver, c’est-à-dire : d’octobre à mars de l’année suivante (Exemple : d’octobre 2012 à mars 2013). Le nombre de jours de très grands froids a été obtenu grâce à la « Data Base » du site : http://icare.cinq.free.fr/meteo/statistiquesannuelles.htm

Graphique des pertes hivernales : Les bars bleus indiquent en % les pertes hivernales de colonies d’abeilles au sein du syndicat des apiculteurs de Thann et environs.

Juin 2017

Un monde sans insectes...

Depuis près de 60 ans, l’agriculture s’est largement appuyée sur les produits de synthèse (engrais et pesticides) afin d’augmenter les rendements. Le succès a été au rendez-vous, mais les impacts écologiques de ces nouvelles pratiques agricoles n’ont été mis en évidence que bien plus tard. Depuis les premiers soupçons sur les impacts sanitaires et environnementaux des pesticides, les études se multiplient pour prouver leur dangerosité pour la santé humaine et l’écosystème. Les insectes et en particulier les pollinisateurs comme les abeilles domestiques et sauvages sont un maillon indispensable dans la pollinisation nécessaire à la reproduction des plantes qui contribuent directement à notre alimentation. Leur disparition, en partie due à l’utilisation massive des pesticides pour notre agriculture, met la biodiversité et notre planète en danger. Dans certaines régions de France, les trois quarts des populations d’abeilles domestiques, des pollinisateurs et autres insectes sont décimés. Et ce déclin s’accentuera encore dans les décennies à venir si nous ne nous mobilisons pas. Alors que nous devrions préserver la biodiversité pour notre propre survie, nous sommes en train de la détruire.

Lien : Article du journal " Le Monde"

Juin 2017

Participez à l’enquête de notre syndicat sur les pertes hivernales de colonies d’abeilles.

L’objectif est d’évaluer, de comparer et de mieux comprendre les pertes hivernales du cheptel apicole de notre syndicat pour l’hiver 2016/2017. Il s’adresse à tous les apiculteurs du syndicat des apiculteurs de Thann et environs, quel que soit leur nombre de ruches et le niveau de leurs pertes hivernales. Par un questionnaire très simplifié, notre enquête locale et interne à notre syndicat a donc pour but de mieux maîtriser les pertes hivernales en les comparant celles de nos syndicats voisins. Comme chaque année, l'ITSAP-(Institut de l'abeille) renouvelle également l'enquête sur les pertes hivernales pour le cheptel français (réseau « Coloss »). Le questionnaire sera sans doute bientôt disponible en ligne sur le site de l’ITSAP : http://itsap.asso.fr. Seul un maximum de réponses permettra d’avoir une bonne représentation de la situation et d'obtenir l’estimation la plus juste du taux de pertes hivernales. Nous vous encourageons donc à répondre aux deux enquêtes. L’une, celle de notre syndicat ne vous prendra qu’une minute (avec le lien ci-dessous), l’autre de l’ITSAP demandera 5 minutes de votre temps.

ICI le lien pour nous transmettre en ligne vos pertes hivernales 2016-17 (réservé aux membres du syndicat).

Enquête Européenne « Coloss »: https://survey2.uni-graz.at/671972/lang-fr (Réponse au plus tard le 15 mai 2017.  Cela ne vous prendra que 5 minutes !)

Avr. 2017

L’abeille pharmacienne

Non seulement il a bon goût, mais en plus il soigne. Les vertus thérapeutiques du miel sont nombreuses. Parce qu'il est riche en éléments nutritifs, mais aussi antiseptiques, cicatrisants voire anti-inflammatoires, le miel a toujours été prisé pour ses vertus curatives. Le miel a toujours été très utile pour adoucir les gorges enflammées, mais aussi pour soulager les brûlures et cicatriser les plaies. Cette dernière utilisation est aujourd'hui très répandue, surtout à l'étranger. En Angleterre, aux Etats-Unis et en Allemagne, le miel est couramment employé par les infirmières dans les dispensaires et les hôpitaux pour faire des pansements aux patients dont les plaies cicatrisent difficilement. En France, le pionnier de l'utilisation du miel à vertu cicatrisante était le Pr. Bernard Descottes, du CHU de Limoges et aujourd'hui décédé. Il avait réalisé une étude de cas sur 3.000 patients dont les plaies ont cicatrisé très rapidement et proprement grâce au miel. Aujourd'hui, quelques services hospitaliers suivent son exemple comme celui que l’on voit dans le reportage ci-dessous.

Lien : Extrait du journal télévisé de TF1

Mar. 2017

L’Evodia ou l’arbre à miel :

Tous les apiculteurs savent bien que de plus en plus, nos régions deviennent des déserts pour nos abeilles. Aujourd’hui, les monocultures sont omniprésentes et ont transformé les grandes prairies naturelles, les champs de luzerne, de sainfoin, de trèfle, de moutarde... aux fleurs intéressantes pour les abeilles, en de grands champs de céréales. Aujourd’hui, à défaut de fleurs indigènes d’autrefois, les plantes exotiques deviennent du pain béni pour les abeilles et leur permettent en partie de compenser les manques de miellées de juillet à mi-septembre. Parmi ces plantes exotiques, on peut citer les "invasives" telles que la balsamine, la renouée du Japon, la berce... mais aussi beaucoup moins rependu : l’Evodia. L’arbre à miel fleurit, selon son exposition, de fin juillet à début septembre et cette floraison est remarquablement mellifère. En effet, des milliers d’abeilles attirées par l’agréable odeur qu’exhale son abondant nectar, repartent les jabots pleins de nectar et les pattes chargées de son pollen jaune légèrement verdâtre. Même les fleurs tombées au sol sont encore butinées par les abeilles. Cet arbre de l’ordre des rutales, de la famille des rutacées, du genre Evodia Tetradium Daniellii, est originaire de Chine du nord-est, de Corée du nord et du Tibet. Il est très résistant au froid (jusqu'a -30°C) et sa taille peut atteindre 15 à 20 mètres. Sa croissance est rapide, de 50 à 80 cm par an. Dans notre région, son prix se situe entre 30 Euros (pour des petits spécimens) et 150 Euros (pour des arbres de 2 à 3 mètres).

Un des points de vente de la région : Mme A.Schott – Les Jardins de Burnhaupt

E-mail: lesjardinsdeburnhaupt@orange.fr

evodia

Mar. 2017

Un nouveau rucher pour le syndicat :

Après avoir été délaissé durant une dizaine d’année, le rucher de Maurice Bueb renaît enfin. Samedi dernier 4 mars, une vingtaine de courageux membres de notre syndicat ont mis la main à la pâte pour débroussailler, nettoyer et redonner vie à ce beau rucher. Les arbres et arbustes qui étouffaient le bâtiment ont été coupés, le terrain qui était envahi de ronces a été nettoyé et les nombreux détritus accumulés durant des décennies ont été évacués. Le bâtiment lui-même demande aussi quelques réfections et il faudra sans doute encore quelques journées de travail avant que le rucher soit en mesure d’accueillir des abeilles, mais le principal est fait. Il s’agit d’un rucher alsacien pouvant accueillir de nombreuses ruches alsaciennes dans un environnement non seulement magnifique, mais aussi très nectarifère et très pollinifères. Dans ce cadre extraordinaire, il ne fait aucun doute que les nouvelles locataires de ce rucher s’y plairont. Ci-dessous un petit échantillon des photos prises durant les journées de travail et que nous mettrons bientôt en lignes dans un album.

jungholz

Mar. 2017

Pour expliquer simplement les néonicotinoïdes !

Les pesticides néonicotinoïdes sont-ils vraiment l’arme absolue pour protéger les cultures ? « Xenius » une émission diffusée par la chaine « Arte », fait le point sur les controverses que génère l’utilisation de ces pesticides. Ce reportage a le mérite d’expliquer simplement et clairement ce que sont ces pesticides, nous permettant ainsi de nous faire une opinion. Regardez l’émission sur le lien ci-dessous, mais faite le avant le 22 mai prochain, car après il sera trop tard.

http://www.arte.tv/guide/fr/063945-023-A/xenius

Mar. 2017

Les pesticides néonicotinoïdes

Cela fait des années que les apiculteurs savent et crient à qui veut bien l’entendre, la gravité de la situation et le désastre vers lequel on se dirige si on continue à utiliser sans compter les pesticides néonicotinoides. Alors comment peut-on encore s’étonner des résultats d’études démontrant une toxicité importante, des effets cancérigènes, des effets perturbateurs endocriniens et des effets dévastateurs sur les pollinisateurs. Comment peut-on encore parler de « suspicions », alors que de nombreuses études ont montré des effets avérés. Comment peut-on encore parler de « niveaux d'exposition acceptables», alors qu’il est prouvé qu’il y a accumulation dans les graisses et que l’on sait avec certitude qu’il n’existe plus aucun milieu ou produit non-contaminé. Le rédacteur de l’article du « Monde » dont le lien est ci-dessous, semble surpris par les résultats de cette nouvelle étude alors que les nombreuses autres déjà publiées ont démontré depuis longtemps la dangerosité de ces pesticides. Combien d’études faudra-t-il encore avant que tout le monde prenne conscience des problèmes qui se poseront à nos enfants et petits-enfants.

Article du journal « Le Monde »

Fev. 2017

Les colles de marquage des reines

Dans le cadre d’un stage de fin d’études, un stagiaire de l’ITSAP (Institut de l’Abeille), a réalisé une étude sur la qualité et la toxicité de six colles utilisées pour le marquage des reines. L’expérimentation a été effectuée sur des reines pour tester la toxicité des colles et sur des ouvrières pour étudier la qualité de ces colles. Les résultats sont plutôt surprenants, puisque cette expérimentation a montré que certaines colles sont toxiques pour les reines. Si vous marquez vos reines, je vous conseille donc de lire l’article de l’ITSAP pour bien choisir votre colle. Peut-être vos reines vivront-elles quelques mois de plus... Aucune étude n’a été effectuée sur les stylos de marquage, mais je crains que comme pour les colles, certains stylos de marquage contiennent des solvants pas très sains pour la reine marquée.

http://itsap.asso.fr/pages_thematiques/gestion-du-cheptel-et-production/colle-de-marquage-facilite-dutilisation-toxicite/

Fev. 2017

Un nouveau fléau : le frelon asiatique

Nous ne sommes pas encore vraiment confrontés au problème, mais nous devons nous y préparer, car il est à craindre que l’année à venir soit celle de la réelle invasion de notre région par le frelon asiatique. Piéger ou ne pas piéger ? Certains prétendent que de poser des pièges ne fait qu’aggraver la situation en attirant les fondatrices à proximité des pièges où elles fondent alors les colonies au risque de perdre une grande partie des ouvrières dans les pièges en question. D’autres au contraire, prétendent que c’est le seul moyen de diminuer la population de frelons asiatiques. Ce qui est certain, c’est qu’il faudra être vigilant et essayer de détecter au plus vite leurs nids, car seule la destruction complète de ces nids fera vraiment diminuer la population. Nous vous avons sélectionné quelques sites et articles pour ceux qui voudraient savoir comment reconnaître le frelon asiatique, comment,où et quand le piéger.

http://frelon-asiatique.wifeo.com/

http://frelonasiatique.mnhn.fr/identification/

http://frelonasiatique.mnhn.fr/signaler-informations/

Document PDF de CARI sur le frelon asiatique

Fev. 2017

L'AG du syndicat des apiculteurs de Thann :

Amis apicultrices et apiculteurs, l’année 2016 va se terminer bientôt et il faut déjà songer à l’année 2017. Mais avant de songer à la prochaine saison apicole, il faut penser aux fêtes de fin d’année et à l’assemblée générale. Notez dès à présent dans vos agendas, qu’elle aura lieu le 14 janvier prochain à 17 heures au restaurant « Le Floridor » à Thann. Cette année, il faudra voter pour un nouveau comité ou pour reconduire l’actuel. On fera le bilan de l’année écoulée et on parlera de l’année à venir et des projets futurs. Pour ceux qui le veulent, l’AG sera suivie d’un repas, ce qui nous permettra de nous revoir pour parler ruches, abeilles, miel... autour d’un bon repas. De plus amples informations vous seront communiquées dans les jours qui viennent par courrier dans « l’Echo du rucher n°42 ». Nous espérons vous voir très nombreux à cette AG, mais en attendant, le Président et tous les membres du comité vous souhaitent de tout cœur de très heureuses fêtes de fin d’année.

bougienoelsapin

Dec. 2016

Pour ou contre les OGM /PGM ?

Maïs, colza, tournesol, soja... peuvent être modifiés génétiquement par transgénèse afin de leur conférer des qualités insecticides et ainsi les protéger de certains nuisibles. Pour exemple, les maïs Bt de Monsanto sont des variétés de maïs dont l’ADN a été modifié par l'ajout d’un ou plusieurs gènes leur conférant une protection contre certains insectes nuisibles, entre autres, la pyrale du maïs. Le terme Bt fait référence au Bacillus thuringiensis dont on a extrait le gène codant la toxine Cry1ab fatale aux intestins de certaines chenilles qui en meurent. Le gène ainsi implanté dans le maïs Bt transforme celui-ci en une variété nouvelle qui va produire elle-même, durant toute sa vie, la protéine insecticide Cry1ab (plus besoin de la bactérie Bacillus thuringiensis). Il existe beaucoup d'autres protéines pouvant être greffées par transgénèse et produisant des toxines actives contre les coléoptères nuisibles (Cry34Ab1, Cry35Ab1, Cry3Bb1, etc.). Pour obtenir un maïs transgénique Bt/RR, il faut modifier le code génétique d'un maïs conventionnel en introduisant dans ce dernier non seulement le gène issu de la bactérie permettant la production de Cry1ab, mais aussi un gène conférant au maïs une tolérance à un herbicide, le glyphosate qui n’est autre que le « Roundup®» produit par deviner qui ? Monsanto bien sûr !

On peut être partisan des OGM en pensant que c’est un progrès scientifique extraordinaire, mais nous apiculteurs avons quand même du mal à croire que ces toxines libérées par la plante et se retrouvant sur les feuilles et les fleurs des plants d’OGM, sont toxiques uniquement pour les chenilles et non pour les abeilles et autres pollinisateurs. En fait, c’est comme si on nous disait que la « mort-aux-rats » n’est dangereuse que pour les rongeurs ! En outre, le maïs Bt/RR permet au cultivateur de traiter les mauvaises herbes et de déverser dans la nature des tonnes de glyphosate qui, on le sait, est très cancérigène.

Bt/RR : Bacillus thuringiensis / Roundup Ready

A lire : http://www.infogm.org/faq-qu-est-ce-que-une-plante-OGM-roundup-ready

Oct. 2016

Le pesticide fipronil menace la reproduction des abeilles.

Nous avons parlé au mois de janvier dernier sous notre rubrique « actualités », des effets de certains pesticides tels que le fipronil, thiamethoxam et clothianidin sur la fertilité des reines des abeilles. L’organisation internationale SumOfUs s’intéresse maintenant au problème, car de plus en plus d’études menées en Suisse, au Canada et en France confirment les soupçons qui avaient été émis par certains scientifiques sur la dangerosité de certains pesticides sur la fécondité (ou fertilité) des reines et des faux-bourdons. Tout apiculteur en connaît les conséquences et peut les observer année après année. C’est principalement : une forte diminution de la durée de vie des reines, des colonies d’abeilles de plus en plus chétives ou fragiles, un déclin régulier des colonies jusqu’en fin de saison et une forte mortalité des colonies. SumOfUs vient de lancer une pétition à l’intention de la Commission européenne visant à interdire l’utilisation du fipronil fabriqué par le géant allemand de l'agrochimie, BASF. Dans l’intérêt de nos abeilles et pour un futur plus sain, je vous invite à signer cette pétition, et ce, malgré les chances infimes qu’elle aboutisse.

Pétition :https://actions.sumofus.org/a/demandez-a-la-commission-europeenne-d-interdire-l-utilisation-du-fipronil

Article de l’INRA : http://www.actu-environnement.com/ae/news/abeilles-pesticide-fipronil-altere-fertilite-males-inra-27450.php4

Article proposé par Fred : https://www.letemps.ch/sciences/2016/07/27/pesticides-abeilles-victimes-contraception-forcee

Oct. 2016

La saison est finie, il faut préparer l’hivernage !!!

C’est la fin de saison apicole et presque tout le monde a visité ses ruches pour faire un petit bilan. Lors de cette visite d’automne qu’a-t-on pu constater dans notre région ?

• Il y a peu ou très peu de couvains présents dans les ruches.

• Il y a très peu de réserve de pollen.

• A l'exception des nucleï et des essaims de l'année, il y a une grande quantité de miel stocké dans le corps de ruche.

• La population d’abeilles est plutôt moyenne à forte.

• La chute de varroas (post-traitement) est raisonnable.

Quelles sont les conséquences et les mesures à prendre après ces constatations ?

• Dans la plupart des cas, il y a obligation de stimuler la ponte de la reine au sirop 50:50.

• Le manque de pollen associé à des rentrées composées principalement de miellat peut entraîner l’apparition de la maladie noire, mais la floraison du lierre dans les jours à venir devrait compenser ce manque.

• Il faut vérifier que la reine a assez de place pour pondre les abeilles d’hiver. Au besoin, il faut retirer un cadre de miel et le remplacer par un cadre construit vide, ayant contenu du couvain et le placer au centre de la ruche.

• Grâce à ces grandes quantités de miel stockées dans le corps de ruche, il ne faudra que peu (ou pas) de sirop de nourrissement hivernal pour ajuster les réserves à 15-20 Kg.

• L’abondante population permettra de belles rentrées de pollens, ainsi qu'un élevage optimal des abeilles d’hiver (après stimulation).

• Le nombre limité de varroas tombés après traitement, présage une pression des varroas raisonnable durant l’hivernage.

Depuis mi-août et dans les semaines qui viennent, les abeilles d’été vont disparaître petit à petit et laisser place aux abeilles d’hiver. Nous savons que celles-ci doivent vivre le plus longtemps possible afin de faire la transition avec les premières abeilles d’été au printemps prochain, or pour que l’hivernage se passe au mieux, il faut de belles et grosses colonies, en bonne santé, débarrassées d’une grande partie des varroas et riches d'une belle quantité de réserves hivernales de qualité... l’isolation du dessus de la ruche pourra se faire plus tard, lorsque les premières nuits froides feront leur apparition.

Sep. 2016

Déclaration des ruches :

En cette année 2016, le ministère de l’Agriculture a une nouvelle fois changé la procédure de déclaration des ruches. Ce serait soi-disant dans le but d’harmoniser les déclarations au niveau européen, que le ministère aurait changé la procédure... Toute colonie doit être déclarée, quelle que soit sa taille (en ruches, ruchettes, ruchettes de fécondation ou nuclei). Cette déclaration concourt à une meilleure connaissance du cheptel français et participe à la gestion sanitaire du cheptel apicole français, notamment face à la menace que représente le parasite Aethina tumida. Elle permet également d’obtenir des aides européennes dans le cadre du Plan apicole européen qui soutient la réalisation d’actions en faveur de la filière apicole française. A partir de cette année 2016, la déclaration des ruches se fait entre le 1er septembre et le 31 décembre à l’aide d’un formulaire cerfa 13995*4. Le déclarant doit remplir et transmettre ce formulaire par courrier au « DGAL – Déclaration de ruches - 251 rue de Vaugirard - 75732 Paris Cedex 15 ». Mais cette déclaration sur ce formulaire cerfa 13995*4 peut aussi être faite très simplement, en seulement trois minutes, par internet. Sur la page d’accueil de notre site, nous avons mis à votre disposition le formulaire cerfa 13995*4 en format PDF (à imprimer) si vous désirez faire votre déclaration par poste et des explications pour faire une Télédéclaration (Déclaration des ruchers : Comment faire ?)

Sep. 2016

Le frelon asiatique en Alsace.

C’était prévu, mais on pensait avoir encore un petit répit avant son arrivée. Eh bien non ! ca y est, l’Alsace aussi est touchée par ce fléau ! Une ouvrière du frelon asiatique a été capturée dans la commune d’Oberhaslach (Bas-Rhin) et identifiée par les spécialistes de l’INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel) comme étant un frelon du type Vespa velutina nigrithorax. C’est une seule ouvrière qui a été capturée, mais cela signifie qu’un nid doit être présent à moins de 3 km de ce lieu de capture. Sur tout le territoire français, le frelon asiatique est classé comme danger sanitaire de deuxième catégorie pour l’abeille domestique. Il est donc important que chaque apiculteur soit vigilant tout au long de la saison prochaine et signale chaque apparition de ces frelons afin que l’on puisse localiser le nid. En cas d’attaque de Frelon asiatique sur un rucher et uniquement dans ce cas, il faut poser des pièges à sélection physique (pour diminuer l’impact sur les autres espèces), de préférence avec comme appât du jus de vieille cire fermentée (appât qui a donné de bons résultats dans ces conditions), mais il faut poser les pièges uniquement au niveau du rucher (Rome et al., 2011a). Ceci permet de diminuer la pression de prédation et d’affaiblir les colonies du frelon. Ces pièges doivent être en général posés à partir du mois de juin et jusqu’à la fin de la saison de prédation (octobre à mi-novembre). Si vous trouvez un nid, adressez-vous à votre mairie qui sera mieux à même de vous réorienter vers l’organisme local de lutte. Nous vous tiendrons bien entendu régulièrement au courant de l’évolution et du développement de cette nouvelle menace dans notre région. En attendant, nous vous conseillons de visiter le site de l’INPN (avec les liens ci-dessous) afin de mieux connaitre et savoir identifier ce frelon.

Lien : http://frelonasiatique.mnhn.fr/le-frelon-asiatique-colonise-lalsace/

et : http://frelonasiatique.mnhn.fr/identification/

Aout. 2016

Triste production de miel 2016:

C'est en se faufilant entre les averses que les abeilles ont récolté le nectar de ce printemps. Que ce soit les fleurs d’acacia, de tilleul, de châtaignier... toutes ont été bien lavées cette année par de nombreuses pluies. Le peu qui a été récolté par les abeilles lors de chaque miellée a été consommé les semaines suivantes. Dès que quelques beaux jours se sont succédés et alors même que très peu de provisions étaient stockées dans les ruches, les essaimages se sont multipliés. Il n’est donc pas étonnant que les hausses soient presque vides. Quel que soit le secteur de notre région, il semblerait que la production moyenne se situe dans une fourchette de 5 à 20 kg par ruche. Des rendements bien loin de ceux de l’année dernière qui n’était déjà pas une année extraordinaire. De plus, plusieurs apiculteurs m’ont rapporté que leur miel mesuré au réfractomètre avait un fort taux d’humidité (18 à 20 %), ce qui laisse craindre une qualité de miel très incertaine pour cette année 2016. Certains apiculteurs restent malgré tout optimistes pour une récolte de miellat de sapin, car depuis quelques jours des gouttelettes de miellat ont été observées sous les sapins de la vallée de Thann.

Aout. 2016

Les "apicultueurs" ... tueurs d'abeilles :

Non, il ne s’agit pas de pesticides, de frelons, de varroas, de virus... mais d’hommes qui se disent apiculteurs. Tant d’efforts sont faits dans le monde entier par les ONG afin de préserver l’abeille des nombreuses attaques qu’elle subit, pourtant, juste au nom du « rendement à tout prix », des milliers d’abeilles sont sacrifiées tous les ans, comme le montre la vidéo ci-dessous tirée du documentaire “Des abeilles et des hommes”. Dans ce film, on voit de nombreuses manières de pratiquer l’apiculture et notamment… celle-ci… si l’on peut encore appeler cela de l’apiculture…. Les apiculteurs sont remplacés par des assassins démunis de toute émotion. Alors que la plupart d’entre nous se préparent à récolter le peu de miel que nos abeilles ont produit, j’ai voulu partager avec vous cette vidéo qui circule en ce moment sur la toile, pour montrer qu’au contraire de ces « salops », nous devons récolter dans le respect et l’amour de l’abeille, ce petit être vivant qui est essentiel pour l’humanité !

 

Aout. 2016

Les plantes invasives

Les espèces exotiques envahissantes sont des animaux (tortues Trachemys, frelon asiatique, varroa, doryphore...), des plantes (renouée, balsamine, ambroisie...) ou d'autres organismes (microbes, virus, bactéries...) introduits volontairement ou involontairement par l'homme dans des zones se situant hors de l'aire naturelle l'espèce. Les plantes invasives s'installent, se multiplient et peuvent avoir de graves conséquences sur l'écosystème. Elles représentent parfois une menace considérable pour l'écologie, l'économie et la santé. En outre, elles font concurrence aux espèces indigènes, agissent telles des agents pathogènes pour les espèces cultivées ou domestiquées et peuvent même répandre des allergies, des agents infectieux ou toxiques. Pour qu'une plante devienne invasive, il lui faut des caractéristiques intrinsèques et des milieux favorables à sa reproduction et sa dispersion. Les plantes invasives se caractérisent par : une production de graines très importantes, une croissance rapide, une capacité de dispersion à longue distance et une résistance aux perturbations. La griffe de sorcière (Carpobrotus) par exemple peut provoquer une baisse de 60 % des espèces indigène d'un milieu. Les renouées, provoquent un changement des propriétés du sol et le cycle des nutriments. L'ambroisie à feuilles d'armoise (Ambrosia artemisiifolia) est une des plantes les plus symboliques de l'impact sur la santé humaine puisque son pollen est très allergène. La balsamine est très décorative sur les berges de nos rivières et très mellifère pour nos abeilles, mais provoque l’encombrement des lits des ruisseaux et des rivières. La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) est aussi une plante très mellifère, mais affecte la santé humaine, car elle entraîne des affections de la peau. Le Datura (l'herbe du diable, l'herbe des sorciers), est une plante très toxique que le consommateur retrouve quelquefois dans des légumes provoquant ainsi des intoxications. Au final, les plantes invasives nous coûtent très cher, mais le mal est fait et il est à craindre que qu’il va falloir vivre avec. N’oublions pas que certaines plantes ou arbres comme l’acacia (Robinia pseudoacacia) étaient considérés il y a un siècle encore, comme étant invasif. Aujourd’hui, il occupe beaucoup de nos forêts et tout le monde trouve cela normal.

Juin 2016

Réflexion sur les pertes hivernales

Nos abeilles seraient-elles devenues plus fragiles et plus sensibles au froid ? Il est intéressant de voir à quel point il y a corrélation entre les rigueurs hivernales et les pertes de colonies d’abeilles. Bien sûr, on sait qu’une multitude de causes peuvent engendrer la mortalité des abeilles pendant l'hiver: traitement anti-varroa, maladies, pesticides, manque de réserves, qualité de la nourriture.... et depuis des décennies on ne cesse de répéter que les colonies d’abeilles ne sont pas sensibles au froid. Pourtant, la presque parfaite corrélation entre les pertes et le nombre de jours de « grand froid » donne matière à réflexion. Est-ce une simple coïncidence ou les pertes hivernales sont-elles vraiment en relation avec la rudesse des hivers ? L’hybridation à outrance avec des abeilles issues d'importation aurait-elle rendu nos abeilles plus sensibles au froid ?

Graphique des températures : Les bars mauves indiquent le nombre de jours où les températures ont été inférieures à zéro degré durant les 6 mois d’hivernage, c’est à dire d’octobre à mars de l’année suivante (Exemple : d’octobre 2012 à mars 2013). Le nombre de jours de très grand froid a été obtenu grâce à la « Data Base » du site : http://icare.cinq.free.fr/meteo/statistiquesannuelles.htm

Graphique des pertes hivernales : Les bars bleus indiquent en % les pertes hivernales (moyennes) de colonies d’abeilles au sein du syndicat des apiculteurs de Thann et environs.

Mai 2016

Vol de ruche à Rammersmatt : lamentable !!!

Jusque-là, lorsqu’ on entendait parler d’un vol de ruches par-ci par-là, on était choqué, mais on ne se sentait pas vraiment concerné parce que c’était toujours éloigné de chez nous. Mais cette fois... cela arrive à un de nos collègues apiculteurs et dans un village que l’on pensait calme et paisible ! En effet, un de nos membres s’est fait voler une ruche à Rammersmatt et nous sommes tous très triste pour lui. Vandale ou voleur ? La ruche était peuplée d’abeilles et pleine de cadres. Des vandales, n’auraient sans doute pas agi de la sorte. Il s’agit donc bel et bien, d’un vol, car apparemment, c’est uniquement le corps de ruche et la colonie d’abeilles qui intéressaient le voleur. C’est donc forcément un apiculteur voleur! Je sais bien que les prix du matériel apicole sont de plus en plus élevés, mais entre apiculteurs, on doit se serrer les coudes et non se voler les ruches. Il est peu probable que le « voleur de ruche de Rammersmatt » lise ces quelques lignes, il est encore moins probable qu’il ait des regrets, mais au cas où ... des numéros de téléphone sont disponibles sur la page « contacts » de notre site. Avec les maladies, les pesticides, les catastrophes naturelles, les pertes hivernales, les frelons, Aethina tumida et maintenant, les vols de ruches : il en faut du courage pour être apiculteur !

Mai 2016

Pertes hivernales : encore trop peu de réponses

La saison est déjà bien avancée, toutes les visites de printemps ont été faites et pourtant, nous n’avons qu’une petite dizaine de réponses concernant la mortalité hivernale 2015/16 dans notre syndicat. Grand merci à tous ceux qui nous ont déjà transmis leurs pertes, mais pour le moment ces quelques réponses sont statistiquement insuffisantes pour faire une moyenne correspondant à la réalité. Pour nos membres n’ayant pas encore envoyé leurs pertes et désireux de le faire, vous pouvez nous les transmettre en ligne, grâce au lien ci-dessous. En cliquant sur ce lien, vous accéderez à un formulaire qu’il vous faut remplir pour le rucher 1 (si vous n’avez qu’un rucher) et éventuellement pour le rucher 2 et 3 si vous avez plus d’un rucher. Si vous avez plus de 3 ruchers, vous pouvez nous envoyer un second formulaire, mais n’oubliez jamais de cliquer sur « Envoyer » pour que le formulaire nous parvienne. Si cette méthode ne vous convient pas un petit mail au Rucher-école fera l’affaire (rucherecole68.thann@free.fr).

Lien : http://rucherecole68.thann.free.fr/statistiques.html

Mai 2016

Le retour de l’hiver :

Alors que certaines ruches sont déjà surmontées de hausses, alors que les fruitiers pourraient délivrer leurs premiers nectars, voilà que l’hiver revient. Les ruches sont très peuplées et les abeilles cloîtrées à l’intérieur par ce froid. Plus aucune provision ne rentre alors que pour certaines colonies, les réserves sont presque épuisées... c’est inquiétant ! On peut supposer que certaines races d’abeilles vont correctement gérer le reste de leurs réserves par un élevage réduit, mais qu’en est-il d’autres races qui ne sont pas aussi prudentes et des colonies dont les réserves hivernales étaient un peu justes ? Si vous avez du miel cristallisé dont vous ne voulez plus ou des restes de candi, c’est le moment de l’utiliser pour nourrir les colonies les plus fortes qui manquent de réserves. Par ces températures le nourrissement liquide (même tiède) ne sera sans doute pas consommé par les abeilles. Durant cette vague de froid, de grandes surfaces de couvain (pondu lorsque les températures étaient correctes) auront donné naissance à de nombreuses abeilles qui doivent se sentir très à l’étroit dans leur ruche. Au retour de températures normales, il faudra très certainement, s’attendre à un grand nombre d’essaimages.

Avril 2016

Le miel au cannabis...

Si vous suivez l’actualité, vous savez sans doute que l’on parle de plus en plus de légaliser le cannabis. Tant mieux pour nos abeilles, car apparemment selon un article que nous a envoyé Jean-Luc, celles-ci apprécient beaucoup les fleurs et la résine de cette plante. Ceux qui ne fument pas, pourront alors se « shooter » au miel de cannabis. Cet article est bien la preuve qu’un grand nombre de principes actifs des plantes (comme les cannabinoïdes) se retrouvent à doses homéopatiques dans le miel et ceci pour notre plus grand bien.

Lien : http://www.ledailyberet.fr/2016/03/ardeche-le-succes-de-son-miel-bio-etait-du-a-la-plantation-de-cannabis-de-son-voisin/

Autre lien: https://www.dinafem.org/fr/blog/Trainerbees-apiculteur-abeilles-marijuana/

Avril 2016

L’intelligence de l’abeille (suite)

Pour ceux qui n’ont pas été convaincus par l’article paru sous la rubrique « actualités » en décembre dernier à propos de l’intelligence des abeilles; voici un article très intéressant concernant le même sujet. Dans cet article paru dans le numéro 429 de juillet 2013 du magazine « Pour la science », A. Avarguès-Weber a compilé les résultats de différentes études scientifiques démontrant que nos abeilles sont vraiment très intelligentes.

Lien : Les facultés cognitives des abeilles

Avril 2016

Néonicotinoïdes : nous avons gagné !!!

Près de 700 000 personnes ont signé les cinq pétitions lancées par les ONG pour interdire les néonicotinoïdes et mettre fin au massacre des abeilles par ces substances. SumOfUs, Avaaz, Pollinis, Fondation N.Hulot, Greenpeace, Générations futures et bien d’autres se sont mobilisées en quelques jours pour appeler Ségolène Royal et Bruno Le Roux à se positionner publiquement en faveur de cette interdiction. La bataille a été rude entre les parlementaires. Si la plupart des députés ont reconnu, lors du débat, les effets toxiques des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs et la santé humaine, ils ont déposé pas moins de 45 amendements en une semaine en faveur d’un retour à la version votée par le Sénat en janvier dernier, qui ne prévoyait qu’un simple encadrement de l’usage des insecticides. Mais nous avons gagné !!! Grâce à nos signatures, grâce aux nombreuses ONG et grâce aux travaux des scientifiques, nous avons gagné et les néonicotinoïdes seront interdit en 2018. Même si les stocks sont encore conséquents, même si des tonnes de ces produits vont encore être déversées dans l’environnement, l’avenir à long terme semble moins noir pour les apiculteurs, pour les abeilles et les pollinisateurs en général.

http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/03/18/les-deputes-votent-une-interdiction-des-pesticides-tueurs-d-abeilles_4885312_1652692.html#HVkothMmlJ90KzgZ.99

Communiqué de presse

Mars 2016

Pertes hivernales: c'est reparti !!

Les premiers rayons de soleil de l'année montrent que l'hiver tire sa révérence. Quelques perce-neige, crocus et autres hâtives percent le tapis de feuilles mortes tombées l’automne dernier. La météo de février n’a pas permis à nos abeilles de profiter beaucoup des fleurs de noisetier. Heureusement, elles peuvent se rattraper grâce aux saules marsault qui délivrent leur premier pollen, sous un ciel bleu d’une pureté parfaite. Le bourdonnement des abeilles affairées à la récolte du pollen dans les saules démontre bien que la nouvelle saison a commencé. Il fait encore frais, mais quand les températures passeront au-dessus de 20°C durant plusieurs jours, vous ferez sans doute vos visites de printemps et l’heure du bilan de l’hiver 2015-2016 sera venue. Comme tous les ans, nous espérons que vous serez nombreuses et nombreux à nous transmettre vos pertes hivernales (avant juin 2016). Grâce au lien ci-dessous, vous pourrez nous les communiquer en ligne et cela vous prendra moins d’une minute. Souvent, j’entends dire : « je n’ai pas envoyé mes pertes parce que je n’en avais pas ! ». Même dans ce cas et quelles que soient vos pertes, prenez une minute pour nous répondre, afin que la moyenne soit proche de la réalité et que le nombre de ruches évaluées soit le plus élevé possible. Ce chiffre, nous permettra ensuite de comparer les pertes dans notre syndicat à celles de la région Alsace et aux pertes nationales.

ICI le lien pour nous transmettre en ligne vos pertes hivernales 2015-16 (réservé aux membres du syndicat).

Mars 2016

Bientôt la saison des plantations printanières ! Pensez aux abeilles !!

La valeur mellifères d’une plante désigne sa capacité à fournir des produits nécessaires à la ruche : le nectar (principal composant du miel), le pollen (ingrédient de la bouillie larvaire), la propolis (utilisée comme mortier et anti-infectieux) et le miellat (utilisé en complément du nectar). La phacélie à feuilles de tanaisie (Phacelia tanacetifolia) est considérée comme une plante ayant une grande valeur apicole, car elle produit beaucoup de nectar. Cette plante, ainsi que la bourrache officinale (Borago officinalis) et le mélilot blanc (Melilotus albus) sont butinées en priorité par les abeilles, devant le sainfoin cultivé (Onobrychis viciifolia) et le trèfle (Trifolium repens). Parmi les arbres et les arbustes, les plus apprécier par les abeilles on trouve l’Aulne Glutineux (Alnus Glutinosa), le Châtaignier (Castanea sativa), le Chêne pédonculé (Quercus robur), l’Erable champêtre (Acer campestre), le Frêne à fleur (Fraxinus ornus), le Merisiers (Prunus avium), le Pommiers (Malus domestica et sylvestris), les Saules (salix) et les Tilleuls (Tilia). Pour favoriser la biodiversité et faciliter le travail des abeilles, il est important de choisir des arbres, arbustes, plantes de massifs ou espèces potagères qui fleurissent au fil des saisons. Les abeilles auront ainsi toujours plaisir à visiter votre jardin du printemps jusqu’à la fin de l’automne.

• Plantez et cultivez des espèces mellifères ! Vous participerez ainsi à l’équilibre des colonies et la présence des abeilles favorisera la pollinisation de vos arbres fruitiers et plantes potagères.

• N’utiliser aucuns produits phytosanitaires ! Les insecticides, pesticides et autres désherbants sont des produits toxiques, dangereux pour l’environnement, pour la santé humaine et surtout pour la biodiversité. Utilisez des produits naturels comme le purin d’orties, le purin de rhubarbe…

• Privilégiez les « tontes tardives » (par exemple après la floraison du pissenlit) le soir ou le matin lorsque l’activité des butineuses est moins intensive et préservez un espace non tondu dans votre jardin, surtout au moment de la floraison des trèfles et des pissenlits ! Pour les abeilles, une pelouse bien tondue ressemble à un désert !

• Les abeilles raffolent des « mauvaises herbes » : les espèces sauvages, indigènes sont souvent plus riches en pollen et nectar que les fleurs sophistiquées. N’hésitez pas à laisser croître pissenlits, orties, achillées, serpolets, pâquerettes ou sainfoin dans une portion de votre jardin.

• Semez la diversité en choisissant des mélanges de fleurs mellifères, fleurs des prés, trèfle, réséda, bleuet, coquelicot, luzerne, qui composent de très jolis tapis colorés.

L’abeille et nous tous, jouons un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité. Chacun peut agir dans ce sens et créer un jardin favorable aux abeilles et aux autres pollinisateurs!

Lien : Les plantes, arbres et arbustes mellifères.

Fev. 2016