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Rucher Ecole Enchenberg

Les actualités du syndicat des apiculteurs de Thann et environs et du monde des abeilles.

Cette page présente nos activités au Rucher école, les actualités du syndicat des apiculteurs de Thann et environs et des articles concernant le monde apicole et le monde des abeilles.

La France importe du faux miel :

La production de miel français a considérablement chuté. Entre 2016 et 2017, sa production a baissé de 33 %. En cause, bien sûr, le déclin des abeilles puisque chaque année, près de 30 % des colonies d'abeilles disparaissent en France. Pour répondre à la demande, la France importe les trois quarts du miel, principalement depuis la Chine qui a augmenté sa production de près de 200 % en 5 ans. Or, on le sait, ce miel chinois est coupé avec des sucres liquides issus d’amidon de riz ou de maïs. Lorsque vous acheter votre miel en grande surface, savez-vous vraiment d'où vient le miel que vous mangez ? Le plus souvent, il est difficile de savoir d’où provient le miel tant l'étiquetage est flou et l'origine opaque. Actuellement, la loi oblige bien le vendeur à indiquer la provenance, mais pour les miels mélangés importés, qui aujourd'hui représentent 75% des miels consommés en France, c'est une vague mention "mélange de miels originaires/non originaires de l'Union européenne" qui est inscrite. L'Unaf a mis en lumière le risque de miel frelaté parmi les importations venant en particulier de Chine, le premier fournisseur français. Le 27 mars dernier, la commission du « Développement durable » de l'Assemblée nationale a décidé d'imposer une meilleure traçabilité du miel. Elle propose un amendement sur la future loi sur l'alimentation, qui rendrait enfin obligatoire l'indication de chaque pays d'origine pour tous les mélanges miel.

Mai 2018

Peut-être un nouveau traitement de Noséma ceranae:

Noséma ceranae chez l'abeille est due à une espèce de champignon microscopique unicellulaire d'origine asiatique susceptible de provoquer des infections fongiques sur les parois intestinales des abeilles. Chez l'abeille européenne, Noséma ceranae provoque un stress énergétique, une diminution de la durée de vie, une incapacité de vol, une perturbation des phéromones, du comportement de butinage et de l’élevage... Son évolution est continue tout au long de l’année, sans épisodes de rémission et provoque le plus souvent la mort lente de la colonie. Les médicaments disponibles pour soigner Noséma ceranae sont à ce jour peu satisfaisant. Les produits en vente dans les commerces apicoles à base de Thymol et de polyphénols réduisent bien le nombre de spores et améliorent le bien-être des abeilles malades, mais ne guérissent malheureusement pas de cette maladie. Le professeur Derome et les chercheurs du Département de biologie et de l'Institut de biologie intégrative viennent de démontrer que l'ajout de probiotiques à la nourriture des abeilles leur permet de mieux résister au champignon microscopique responsable de la nosémose. Ces probiotiques sont similaires à ceux produits dans l’intestin de Apis mellifera Ceranae qui permettent à cette race d’abeilles de supporter ce champignon sans conséquence sur leur santé. Après seulement deux semaines de tests sur des abeilles infestées par Noséma ceranae, les chercheurs ont constaté que le taux de mortalité était de 40% plus bas chez celles recevant ces probiotiques que pour celles du groupe témoin. Les quatre probiotiques testés ont affiché une efficacité similaire, mais les tests effectués avec « Parasaccharibacter apium» suggèrent que c’est le meilleur candidat. Alors, à quand ce nouveau médicament ?

Lien : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fevo.2018.00058/abstract

Mai 2018

VICTOIRE pour les abeilles et tous les pollinisateurs.

L'Union européenne a interdit l'utilisation de trois néonicotinoïdes ce vendredi 27 avril. Une majorité de gouvernements européens a voté en faveur de la proposition de la Commission européenne. La clothianidine, l'imidaclopride et la thiaméthoxame sont les pesticides concernés et leur utilisation était déjà restreinte depuis 2013. Elle est désormais définitivement interdite sur toutes les cultures de plein air ! Seul l'usage sous serre restera autorisé, à condition que les plantes et les graines ne quittent pas l'abri. Les trois pricipaux tueurs d'abeilles étaient depuis plusieurs années dans le collimateur de l'Europe et de nombreuses ONG militaient pour une interdiction totale. Plusieurs études ont démontré que ces insecticides agissaient sur le système nerveux des insectes pollinisateurs. Cette décision de l'Europe est un soulagement pour les apiculteurs, car selon les scientifiques, les néonicotinoïdes sont les principaux responsables de la disparition des insectes pollinisateurs ces dernières années. Certains observateurs craignent toutefois un procès de ces "multinationales du toxique" contre l'UE pour faire annuler cette décision. Merci à Pollinis, SumOfUS, Avaaz, Générations futures, Greenpeace et toutes les ONG qui se sont investies avec tous leurs membres pour sauver les abeilles et tous les pollinisateurs.

Lien: https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/l-europe-interdit-trois-neonicotinoides-tueurs-d-abeilles-145766.html

Avril 2018

Participez à l’enquête de notre syndicat sur les pertes hivernales de colonies d’abeilles.

Comme chaque année, l’objectif de cette enquête est d’évaluer, de comparer et de mieux comprendre les pertes hivernales du cheptel apicole de notre syndicat pour l’hiver 2017/2018. Il s’adresse à tous les apiculteurs du syndicat des apiculteurs de Thann et environs, quel que soit leur nombre de ruches et le niveau de leurs pertes hivernales. En répondant à notre questionnaire simplifié en ligne, vous permettrez à notre syndicat de mieux maitriser les pertes hivernales par comparaison aux pertes départementales et à celles des syndicats voisins de notre région. Comme chaque année aussi, l’ADAGE renouvelle l'enquête sur les pertes hivernales pour le cheptel Français et Européen (Réponse au plus tard le 15 mai 2018). Seul un grand nombre de réponses permet d’avoir une bonne représentation de la situation et d'obtenir l’estimation la plus juste du taux de pertes hivernales. Nous vous encourageons donc à répondre aux deux enquêtes. L’une, celle de notre syndicat ne vous prendra qu’une minute (lien ci-dessous), l’autre de l’ADAGE demande 5 minutes de votre temps.

ICI le lien pour nous transmettre en ligne vos pertes hivernales 2017-18 (réservé aux membres du syndicat).

Enquête Européenne COLOSS : http://www.bee-survey.com/index.php/539119?lang=fr

Avril 2018

L’abeille stimulerait-elle les végétaux ?

Des chercheurs Canadiens ont fait une découverte surprenante. Plusieurs centaines de merisiers ont été plantés à différents endroits d’une province Canadienne. Certains arbres qui étaient proches de ruches ont eu un développement et une croissance parfaite. D’autres, qui n’étaient pas en contact avec les abeilles végétaient, avaient une croissance médiocre, un développement malingre et une floraison étonnamment faible. Les biologistes ont tout d’abord pensé à des différences dans la qualité des sols ou à une différence dans l’exposition, mais aucune raison valable n’a pu être mise en évidence. Ils ont alors déplacé les ruches auprès des plantations dont le développement était mauvais et ont constaté qu’en à peine trois années, le développement de ces arbres devenait normal alors que celui des arbres subitement privé d’abeilles régressait très lentement. Le fait d’être fréquenté par des pollinisateurs aurait-il une influence sur le développement des végétaux ? Et si oui, comme cela semble être le cas, par quel phénomène extraordinaire peut-il y avoir un échange entre insectes et végétaux ? Comme il existe un langage phéromonale entre les abeilles, existerait-il aussi un langage chimique entre les pollinisateurs et les végétaux ?

Avril 2018

Le Haut-Rhin cerné par le frelon asiatique

L’année passée nous avons échappé à l’invasion du frelon asiatique… mais que nous avons eu chaud ! Tous les départements limitrophes du Haut-Rhin sont semblerait-il affectés par ce fléau. Après le département des Vosges en 2016, voici qu’en Franche-Comté et que dans le Bas-Rhin des spécimens du frelon asiatique ont été découverts en 2017. Si nous l’avons échappé belle l’année passée, il est à craindre que pour l’année à venir, nous n’y coupions pas. Dans ces départements, le nombre de frelons semble assez limité pour le moment, mais quand on voit à quelle vitesse, se multiplie cet insecte, le pire est à craindre pour nos abeilles dans les années à venir. Il semblerait que malheureusement il n’y a pas grand-chose à faire si ce n’est le piégeage sélectif au printemps avant que les jeunes reines ne commencent leur nidification. La destruction des nids très tôt au printemps, est semble-t-il la méthode la plus efficace. Mais ceux-ci sont en général situés très haut dans les arbres et difficiles à être découverts au printemps et en été lorsque les feuilles sont encore aux arbres. Si on en localise un, il convient d’être prudent et il ne faut pas s’en approcher à moins de 5 mètres, même avec une protection contre les piqûres d’abeilles. Ne prenez pas le risque de détruire le nid vous-même, faites appel à des professionnels, car ceux-ci ont des tenues spéciales que le dard du frelon ne traverse pas. Sur le domaine privé, c’est une entreprise privée relevant de l’activité « services de désinfection, dératisation et désinsectisation » qui intervient moyennant finance. Sur le domaine public, ce sont les sapeurs-pompiers qui interviennent dès lors qu’il y a un risque particulier pour des tiers. La destruction des nids en hiver (à partir de novembre) n’est plus d’aucune utilité, car les jeunes fondatrices fécondées ont déjà quitté le nid. La population restante va péricliter avec les gelées hivernales. Les quelques fondatrices pouvant rester dans le nid durant l’hiver ne seront très certainement pas aptes à recommencer un cycle et le nid de frelons non détruit ne sera pas réinvesti l’année suivante. Il y a peu de probabilité qu’un nid se reconstruise à proximité immédiate de l’ancien nid l’année d’après. Le nid se dégradera naturellement avec la pluie et les oiseaux.

Progression du frelon asiatique : http://frelonasiatique.mnhn.fr/wp-content/uploads/sites/10/2015/09/Progression_Invasion_Vespa_velutina-Q_Rome_MNHN.gif

Mars 2018

Doit-on créer une abeille génétiquement modifiée ?

Le séquençage du génome de l’abeille en 2006 a ouvert la porte à de nouvelles possibilités, dont celle d’une abeille génétiquement modifiée (AGM). Récemment, des chercheurs ont analysé et comparé l'ADN de 14 sortes d'abeilles issues d'Europe, d'Afrique, du Moyen-Orient, des États-Unis et du Brésil. Ils ont découvert près de 3000 gènes influençant leur adaptation à différents environnements au fil du temps et tous ces gènes sont plus ou moins liés au système immunitaire ou à la capacité à hiverner de l’abeille. L'année dernière, des chercheurs japonais ont appliqué une technique d'édition du génome appelée CRISPR-Cas9, qui permet de modifier facilement l'ADN. Par cette méthode, une équipe américaine a réussi à rendre un moustique résistant au paludisme et prévoit de le libérer dans la nature pour transmettre ce gène de résistance à l'ensemble de l'espèce évitant ainsi les 500 000 victimes humaines annuelles liées à cette maladie. En ce qui concerne Api mellifera, les chercheurs vont tenter d'extraire de certaines abeilles (résistantes a des maladies et a des parasites) des cellules de défense, puis d'utiliser Crispr-Cas9 pour en extraire des gènes bien particuliers. Ces gènes issus de différentes races et qui permettent aux abeilles de se défendre contre certaines maladies et parasites seront ensuite multipliés in vitro, puis implanté dans l’ADN d’une autre abeille qui deviendra alors une abeille génétiquement modifiée. Avec cette méthode, le sperme des mâles porteurs de ces transgènes pourra être recueilli puis utilisé lors de procédures d'insémination artificielle de reines. Les gènes de résistance aux maladies et aux parasites seront ainsi transmis à la progéniture de ces reines. Si l'idée d'une abeille super-résistante est alléchante, il faut toutefois garder en tête les risques qu'elles pourraient représenter. Quels seront les impacts de la modification génétique des abeilles sur environnement, sur les autres insectes, sur le venin injecté à l’humain, sur le miel que nous allons consommer… ? Pour que l’abeille ne disparaisse pas de la surface de la terre doit-on vraiment passer par une AGM ?

Mars 2018

Un hiver qui joue les prolongations

C’est un temps à ne pas mettre une aile dehors. La vague de froid, qui a sévi tout le mois de février a fait grelotter nos abeilles. Alors que mi-mars, des températures enfin agréables leur ont permis quelques sorties, voilà qu’à nouveau des chutes de neige, les condamne à rester à l’abri dans les ruches. A la veille du printemps, il y a des colonies qui n’ont plus de réserves alimentaires, car certains apiculteurs n’ont pas anticipé cet hiver qui n’en finit pas. Quand les stocks sont épuisés, les abeilles qui sont parfaitement bien organisées prennent d’ordinaire l’air pour refaire le plein de nectar et de pollen en butinant les premières fleurs printanières. Mais les gelées de février et de début mars couplées à celles du moment ont empêché les fleurs de fabriquer leur nourriture. Les ruches qui étaient en pénurie de miel n’ont donc pas pu reconstituer leurs réserves sur les premières floraisons. L’élevage ayant commencé depuis bien longtemps, la consommation des colonies est très importante et le chauffage du couvain par ces températures très basses demande aussi une forte consommation de miel. Bref, tout cela n’est pas bon signe en ce début d’année et il est à craindre que de nombreuses colonies vont : soit mourir de faim, soit se développer avec difficulté. Déjà victimes, ces dernières années des pesticides, des maladies, du varroa, du frelon asiatique... voilà que le climat lui aussi s’acharne sur les abeilles.

Mars 2018

Un nouveau traitement contre varroa destructor ?

On ne vous l’apprend pas, les varroas nuisent considérablement aux colonies d’abeilles et contribuent grandement aux fortes pertes des colonies d’abeilles. Les méthodes de traitement actuelles ne sont satisfaisantes ni pour l’apiculteur, ni pour l’abeille. Une étude récente menée par des scientifiques allemands de l’Université de Hohenheim offre une lueur d’espoir grâce au chlorure de lithium. Selon eux, une petite quantité de ce composé chimique suffit à venir à bout de ces acariens, sans pour autant nuire aux abeilles. Ils détaillent cette découverte inattendue, mais bienvenue dans la revue « Scientific Reports ». C’est un peu par hasard, dans le cadre d’autres recherches que ces chercheurs ont découvert que le chlorure de lithium contenu accidentellement dans une solution sucrée administrée aux abeilles, avait un effet acaricide. Des tests supplémentaires ont montré qu’une solution de nourrissement contenant une concentration de seulement 25 millimolaires de chlorure de lithium était suffisante pour éliminer 90 à 100 % des varroas dans les 24 à 72 heures suivant l’ingestion de la solution par les abeilles. Comparée à un simple sirop, cette dose n’a aucun impact sur la survie de l’abeille et son efficacité est surprenante. D’autres sels de lithium (citrate, acétate, sulfate, lactate et carbonate) ont été testés et semblent très efficaces aussi. Le chlorure de lithium présente par ailleurs l’avantage de ne pas être nocif pour les abeilles, les mammifères (notamment l’homme) et est relativement peu coûteux.

Scientific Reports : https://www.nature.com/articles/s41598-017-19137-5

Jan.2018

Apis cerana et varroa destructor.

On sait depuis longtemps qu’Apis cerana (que l’on trouve dans le sud-est de l’Asie) est l'hôte naturel de l'acarien parasite Varroa destructor et de la maladie fongique Nosema ceranae. Apis cerana a adapté son comportement et vit en équilibre avec le parasite, alors que l'abeille domestique européenne Apis mellifera est très sensible à ces deux ravageurs. Le varroa, est passé de l’abeille d’Asie à notre abeille européenne au début des années 1980. Depuis cette invasion, les scientifiques se demandent pourquoi Apis cerana est capable de vivre avec cet acarien, alors qu’il provoque des dommages considérables dans les ruchers d’Apis Mellifera. Ce ne serait qu’une question de temps… dans une centaine d’années l’abeille européenne devrait elle aussi pouvoir se défendre et survivre à ce parasite. En attendant, les scientifiques essaient de comprendre le mécanisme qui permet à cerana de se défendre contre le varroa. Le Centre de Recherches Apicoles Suisse (Agroscope) et l’Institut pour la Santé de l’Abeille (Université de Berne, Suisse) et des partenaires des universités de Chiang Mai en Thaïlande et de Hangzhou en Chine, viennent de publier un article dans une revue scientifique ou ils démontrent que l’attaque de Varroa destructor sur la larve de l’abeille cerana lui serait, en fait, fatale. Les larves mortes ou très affaiblies seraient alors expulsées de la ruche par les abeilles avec la progéniture du varroa. Les varroas femelles contenus sur la larve ne pouvant être fécondées par un mâle dès leur naissance, cela réduirait considérablement le nombre de varroas de la colonie.

Article a lire

Dec.2017

L'AG du syndicat des apiculteurs de Thann.

Amies apicultrices et amis apiculteurs, l’année 2017 va se terminer bientôt et il faut déjà songer à l’année 2018. Mais avant de songer à la saison prochaine, il faut penser aux fêtes de fin d’année et à l’assemblée générale. Notez dès à présent dans vos agendas, qu’elle aura lieu le samedi 13 janvier prochain à 17 heures au restaurant « Le Floridor » de Thann. On fera le bilan de l’année écoulée et on parlera de l’année à venir et des projets futurs. Pour ceux qui le veulent, l’AG sera suivie d’un repas, ce qui nous permettra de nous revoir pour parler ruches, abeilles, miel... autour d’un bon repas. De plus amples informations vous seront communiquées dans les jours qui viennent par courrier dans « l’Echo du rucher n°45 ». Nous espérons vous voir très nombreux à cette AG, mais en attendant, le président et tous les membres du comité vous souhaitent de tout cœur de très heureuses fêtes de fin d’année.

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Dec.2017

Le sulfoxaflor.

Nous vous avons parlé le mois dernier dans cette même rubrique de ce nouveau pesticide néonicotinoïde: "le sulfoxaflor". Le 27 septembre dernier, l’Anses avait autorisé deux nouveaux produits (le Closer et le Transform) contenant ce « tueur d’abeilles » et suscitant la vive protestation des apiculteurs. L’association Générations futures a saisi le tribunal administratif de Nice qui dans son ordonnance, demande la suspension immédiate de l’autorisation de ces deux produits, « jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur [leur] légalité ». Bien sûr, ce n’est pas gagné et la firme Agrochimique "Dow Agrosciences" est tellement puissante qu’elle trouvera sans doute un moyen d’obtenir ce qu’elle veut, lors de la prochaine audience qui devrait se tenir dans quelques mois. Mais en attendant, c’est une petite victoire qui prouve que nos magistrats sont plus sensibles à l’écologie (et particulièrement au devenir des abeilles) que nos technocrates de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (L’Anses). Et qui sait, peut-être cette décision aura-t-elle une incidence sur la décision des politiques de la Commission européenne qui décideront de la mise sur le marché de ces produits. Merci à Générations futures, Greenpeace, Pollinis, SumOfUS, Avaaz et toutes les ONG qui se battent avec les apiculteurs, pour sauver les abeilles.

Article à lire

Nov.2017

Production de miel 2017 dans notre région.

Pour ceux qui résident sur les premiers contreforts des Vosges ou dans les vallées vosgiennes, l’année apicole a mal commencé puisque des mortalités catastrophiques ont été enregistrées dans les régions très boisées de sapins et d’autres résineux. De plus, l’hiver a été rude avec de longues périodes de températures très basses en janvier et février, de ce fait, les colonies se sont développées tardivement. Heureusement, elles se sont bien rattrapées durant les très beaux et très fleuris mois de mars, avril, mai et juin. Dans certains secteurs, les hausses se sont remplies très vite. Dans d’autres secteurs par contre, les miellées ont été moins importantes en raison de gelées tardives lors du début de la floraison des acacias (entre autres). Cela a été notamment le cas en plaine d’Alsace où les floraisons sont plus précoces qu’en altitude ou dans les vallées. Les tilleuls, dont la floraison a pourtant été très importante, n’ont malheureusement fourni que très peu de nectar aux colonies d’abeilles. Ce phénomène très curieux se produit quand les températures sont trop élevées, quand il y a une inhabituelle sècheresse des sols et quand l’humidité de l’air est trop faible. Les fleurs ne produisent alors ni pollen ni nectar. Des températures exceptionnellement élevées et une importante sécheresse ont sévi durant les mois de juillet et août, ce qui n’a pas permis aux rares floraisons d’été de produire beaucoup de nectar. En conclusion, cette année 2017 a été globalement une année apicole très décevante. La récolte moyenne par ruche sédentaire se situe entre 20 et 35 kg et est très variable selon le secteur.

Nov.2017

Mise sur le marché d’un nouveau poison : le sulfoxaflor.

Avec l’interdiction des néonicotinoïdes votée par l’assemblé nationale, nous pensions avoir gagné la guerre. Il n’en est rien, avec l’autorisation de mise sur le marché du sulfoxaflor, le lobby agrochimique a encore gagné une bataille. En effet, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a autorisé deux insecticides à base de sulfoxaflor, qui a un principe actif (les sulfoximines) qui fait partie de la famille des néonicotinoïdes, c’est-à-dire des pesticides tueurs d’abeilles. Mais de nombreuses ONG élèvent déjà la voix pour crier haut et fort que cette autorisation n’est ni plus ni moins un scandale après l’interdiction, il a quelque mois à peine de tous les pesticides tueurs d’abeilles. Comment les technocrates de l’ANSES ont-ils pu donner l’AMM a un tel produit ? Dans un communiqué publié vendredi 20 octobre, Greenpeace France constate que "cette autorisation rend caduque l’interdiction des néonicotinoïdes décidée au printemps dernier, puisque dans les faits, les agriculteurs pourront se rabattre sur le sulfoxaflor". Pollinis et SumOfUS lancent des pétitions pour sensibiliser la commission européenne et nos ministres aux dangers de ce produit, leur rappelant la récente interdiction du Sulfoxaflor aux Etats-Unis. Il y était utilisé pendant deux ans et a été interdit dans un grand nombre d’états justement à cause de ses effets néfastes sur les abeilles et l’écosystème.

Pétition Pollinis : http://actions.pollinis.org/actions/stop-sulfo-now/

Pétition SumOfUS:https://actions.sumofus.org/a/mettons-fin-au-massacre-des-abeilles-interdisons-les-pesticides-neonicotinoides-2

Article interressant du Monde

Oct.2017

Les insectes.

Les résultats d’une grande enquête effectuée sur plusieurs dizaines d’années en Allemagne viennent d’être publiés. Cette étude d’une rare ampleur publiée dans le journal scientifique "Plos One" relève qu’en moins de 30 ans près de 80% des espèces d’insectes ont disparu en Europe. Un chiffre qui surpasse de loin celui du déclin des vertébrés, estimé à 58% depuis les années 1970. Cette disparition en masse des insectes est alarmante, d’autant plus que les relevés ont été réalisés dans des aires naturelles protégées. Cette perte de biomasse a un effet de cascade sur tous les autres niveaux de la chaîne alimentaire et de nombreux effets sur l’écosystème. En effet, au travers de la disparition des insectes, ce sont les plantes, les oiseaux et de nombreuses autres espèces qui sont affectés. La météo, qui peut expliquer en grande partie des fluctuations du nombre d'insectes au cours d'une saison ou d'une année sur l'autre, ne suffit pas à expliquer un déclin aussi rapide et aussi important. L’agriculture intensive, les engrais et surtout les pesticides sont sans aucun doute la cause principale de cette hécatombe. Alors que des écosystèmes entiers dépendent des insectes pour la nourriture et la pollinisation, on ne peut que s'inquiéter du déclin des populations d'oiseaux ou des mammifères et on ne peut s’empêcher de se poser la question: Que va devenir notre planète si ce phénomène de disparition des insectes ailés se poursuivait ?

Lien: http://www.lepoint.fr/environnement/le-declin-des-insectes-en-5-chiffres-19-10-2017-2165830_1927.php

Article du Monde

Oct.2017

Le glyphosate de Monsanto.

Alors qu'il est l'un des herbicides les plus utilisés au monde, le glyphosate pourrait être interdit en France d'ici à 2022, car il pourrait être potentiellement cancérogène. En effet, depuis mars 2015, il est classé par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme cancérogène "probable" chez l'Homme. Apparemment, le riche et influent lobbying de Monsanto a eu raison de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui elle, contrairement au CIRC estime qu'il est "improbable" que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l'être humain. L'ONG Générations futures, spécialisée dans la défense de l'environnement, a publié les résultats d'une étude sur la présence de glyphosate dans des aliments vendus en France. 53,3% des échantillons analysés contenaient des résidus de cet herbicide. C'était notamment le cas dans 7 céréales de petit déjeuner sur 8 étudiées, dans 7 légumineuses sur 12 analysées et dans 2 sortes de pâtes sur 7 qui contenaient des résidus de glyphosate. Très prochainement, un vote consultatif aura lieu à Bruxelles sur la prolongation potentielle de l'usage de glyphosate dans l'Union européenne pour les dix années à venir. En France, selon Le Figaro, les ministres de l'Agriculture et de la Transition écologique vont étudier "les conditions d'un plan de sortie". Ce qui va bien sûr déplaire à bon nombre d’agriculteurs qui se protègent bien lorsqu’ils épandent le « Roundup », mais qui s’en fichent de vendre des produits contaminés aux consommateurs.

Lien : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171003.OBS5502/glyphosate-le-pire-scandale-sanitaire-du-xxie-siecle.html

Autre lien : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171003.OBS5491/glyphosate-comment-monsanto-impose-sa-loi-a-bruxelles.html

Oct.2017

Concours des miels d’Alsace.

Six juges dégustateurs de notre syndicat étaient présents au concours des miels qui s’est déroulé le 2 octobre dernier à Colmar. Seulement 179 miels étaient présentés cette année, ce qui est peu par rapport aux années précédentes où le nombre de miels avoisinait les 300 ou 400. Ce petit nombre de miels présentés serait-il à l’image de la production 2017 ? Nous aurons sans doute l’occasion de reparler de la production de cette année... mais il est à noter que, les miels de sapin, d’acacia et de tilleul ont été relativement rares contrairement aux très nombreux miels de forêt, de châtaignier et de fleurs. Les membres du syndicat de Thann ont présenté neuf miels et chose extraordinaire, tous les neuf ont été récompensés par 4 médailles d’or, 3 médailles d’argent et 2 de bronze. Bravo aux juges dégustateurs et félicitations à DANIEL, VINCENT, DIDIER, ROBERT, RICHARD ET FRANCOISE heureux lauréats, qui gratifient notre syndicat de 9 médailles.

concours

Oct.2017

Le miel...

Le miel est en principe un aliment très bon et très sain, mais cela dépend de son origine et surtout de qui l'a produit. Le meilleur est sans nul doute celui produit par les abeilles. Car, vous aurez peut-être du mal à le croire, mais l’homme peut lui aussi produire du miel. Ainsi, sans qu’aucune abeille ni aucune fleur ne soit utilisée, du miel peut être fabriqué artificiellement par l’homme avec une quantité spécifique de fructose et de glucose de synthèse, avec quelques gouttes d’arômes artificiels et différents agents de conservation. Une partie du miel importé de Chine et de certains autres pays n’est pas réellement du miel. Vos enfants, quand vous leur ferez les tartines du matin, ne s’en rendront pas vraiment compte au goût, mais ils ne profiteront pas des bienfaits du miel. Les nombreux enzymes, l’inhibine (antibiotique naturel), les précieux oligo-éléments et les minéraux seront absents de cet étrange mélange que vous étalerez sur leurs tartines. Si comme de nombreuses personnes vous aimez le miel, méfiez-vous donc de son origine. Achetez-le chez le petit apiculteur du village ou du quartier qui produit juste quelques dizaines de kilos par an avec des abeilles qui butinent entre autres, vos propres fleurs. Contrairement à celui acheté en grande surface, vous serez assuré d’avoir un miel naturel et de qualité.

Article du "Figaro" et article des "Echos"

Sept 2017

Si les abeilles disparaissaient ?

Le déclin des populations d’abeilles domestiques et sauvages est aujourd’hui une réalité dans tous les pays développés. Avec ce déclin, les médias mettent surtout en avant la baisse du service de pollinisation, mais pour nous apiculteurs le déclin des populations d’abeilles s’accompagne aussi de la perte de la production de miel. La question que l’on peut se poser est : cette baisse du service de pollinisation peut-elle entraîner une évolution irrémédiable de notre environnement et des pertes de rendements ? Sommes-nous arrivés à un point de non-retour, comme pour la disparition des glaciers ou de certaines espèces animales ? Peu d’études scientifiques ont permis de conclure clairement sur ces points ! Les agriculteurs ne pensent que très rarement au déficit de pollinisation comme cause possible d’une diminution de rendement. Pourtant, si l’on examine les besoins en pollinisateurs des productions agricoles qui nous nourrissent quotidiennement, il apparaît que sur les 114 espèces qui fournissent aujourd’hui 95 % de notre alimentation, 70 % des espèces nécessitent une pollinisation par des insectes et plus particulièrement les abeilles sauvages ou domestiques. En conclusion, c’est 36 % de notre production alimentaire qui dépend de l’activité pollinisatrice des abeilles. Et il n’existe pas actuellement d’alternative crédible à la pollinisation par les abeilles ! Contrairement à ce que prétendait A. Einstein, l’être humain pourra sans doute survivre sans les abeilles, mais dans quelles conditions... Et si chacun d’entre nous faisait quelques choses pour ralentir cette disparition inexorable des pollinisateurs ? Nous pouvons facilement contribuer à augmenter la population d’abeilles sauvages à petite échelle dans notre jardin ou même sur notre balcon avec des "Hôtels à insectes fait maison". Nous pouvons aussi enrayer la mortalité de certaines espèces d’abeilles en évitant l’utilisation de certains produits phytosanitaires contenant des molécules synthétiques.

Lien : http://www.terraeco.net/Nos-astuces-pour-fabriquer-un,56766.html

Autre : https://verger.ooreka.fr/fiche/voir/261787/construire-un-hotel-a-insectes

Août 2017

Traitement des ruches contre le varroa :

Déjà le temps des récoltes et déjà l’année apicole qui s’achève. Pour ceux qui ont récolté et enlevé les hausses, il faut maintenant penser au traitement contre le varroa. Alors attention, n’oubliez de nous rendre visite au rucher école pour acheter votre traitement. Vous n’avez plus que quelques samedis après-midi (de 14 à 17 heures) pour vous fournir... après, il sera trop tard. Nous avons à votre disposition cette année, en plus du MAQs® et des lanières Apivar®, des lanières génériques Apitraz® qui en théorie ont le même dosage en acaricide et la même efficacité que les bandelettes Apivar®. En pratique, nous n’avons malheureusement pas assez de recul pour confirmer ou infirmer cette efficacité. Des tests comparatifs ont été effectués en 2016 par la FNOSAD, mais le très faible nombre de colonies utilisées (n=15) pour le test Apitraz® ne permet pas une comparaison fiable.

traitements

Août 2017

Le miel de sapin :

Saviez-vous que, ce qu’on appelle « miellat de sapin » est produit par des pucerons qui se nourrissent de la sève de résineux qu’ils prélèvent au bas des aiguilles des sapins, des épicéas, des mélèzes ou d’autres résineux... une partie est assimilée par ces pucerons, une autre partie est rejetée. C’est cette partie rejetée qui n’est autre que leurs excréments que l’on appelle « miellat de sapin». Cette substance épaisse, visqueuse, très riche en sucres, en acides aminés et en minéraux est prélevée soit par les fourmis pour nourrir leur progéniture, soit par les abeilles pour produire ces célèbres miels de sapin. Ces miels sont en général de couleur sombre avec des reflets verdâtres et ont un goût très caractéristique de conifère. Ils ont nettement plus de caractère que les miels de fleurs et sont préconisés contre les états de fatigue, d’anémie, d’asthénie en raison de leur apport en oligo-éléments et en sels minéraux. On peut parler au pluriel quand on parle de miels de sapin, car la quantité, la qualité, le goût et la composition du miellat de pucerons dépendent non seulement de l’espèce de pucerons (pucerons noirs "cinara confinis" ou verts "cinara pectinatae"), mais aussi de l’espèce de résineux sur laquelle se trouvent ces pucerons qui produisent le miellat. Ce miellat ne doit toutefois pas être confondu avec celui qui est produit par l’exsudation des feuilles de certaines plantes ou arbres (chêne, tilleul, laurier...) et qui est lui aussi appelé « miellat ». La production de miellat de pucerons est très dépendante de la météo, de la température, de l’altitude et bien sûr du nombre de pucerons présents sur les sapins. Le comptage des pucerons qui est fait dans les différents secteurs de notre région, permet à l’apiculteur d’estimer si une production éventuelle peut être espérée.

pucerons

Juil 2017

Le retour des néonicotinoïdes ???

Nous avons tous entendu la scandaleuse interview de notre nouveau ministre de l’Agriculture qui souhaite non seulement rétablir le droit d’utilisation des néonicotinoïdes, mais aussi autoriser l’épandage aérien qui on le sait, est la plus polluante de toutes les méthodes de traitement. Heureusement que nous avons un ministre de l’Ecologie intelligent qui s’est empressé de contester cette idée idiote. Le Premier ministre Edouard Philippe a donné raison ce lundi matin au ministre de la Transition Ecologique Nicolas Hulot aux dépens de son collègue de l'Agriculture Stéphane Travert et confirmé l'interdiction des insecticides "tueurs d'abeilles". Revenir sur la loi actuelle constituerait "un retour en arrière inacceptable pour les citoyens, contre-productif pour les agriculteurs et politiquement rétrograde", a estimé la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH), ex-Fondation Nicolas Hulot. "C'est un projet d'ordonnance contre les abeilles, contre la santé", a critiqué l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho "C'est un coup de force des lobbies comme ChemChina (ex Syngenta) et Bayer. C'est inacceptable".

Vidéo : http://rmc.bfmtv.com/emission/le-gouvernement-envisage-de-reautoriser-les-pesticides-tueurs-d-abeilles-et-l-epandage-aerien-1194776.html

Vidéo : http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/stephane-travert-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-958559.html

Juin 2017

Pertes et températures hivernales...

Comme tous les ans, notre enquête sur les pertes hivernales dans notre syndicat nous a appris bien des choses intéressantes. On a ainsi constaté que durant cet hiver 2016/17, une grande partie des pertes hivernales étaient dues à une récolte tardive de miellat de résineux en août et en septembre . Ce miellat sur lequel les colonies ont hiverné a été malheureusement fatal à un grand nombre d’entre elles. Toujours en raison de ces rentrées tardives de miellat, certaines autres colonies ont péri parce que, en août et septembre, la reine n’avait que peu de place pour pondre et former une colonie populeuse à l’entrée de l’hiver. D’autres enfin sont mortes tout simplement en raison d'une reine vieille ou déficiente. La colonie trop faible n'a pas résisté aux rigueurs de cet hiver qui, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous a été plus rude que l'hiver précédent. Sur ces graphiques, on peut également constater une « presque » parfaite corrélation entre la mortalité hivernale et le nombre de jours de « grands froids ». Sur une ou deux années, on aurait parlé de simples coïncidences, mais sur cinq années... il ne fait aucun doute qu’il y a vraiment une relation entre la rudesse des hivers et les pertes hivernales.

hiver

Graphique des températures : Les bars mauves indiquent le nombre de jours où les températures ont été inférieures à zéro degré durant les 6 mois d’hiver, c’est-à-dire : d’octobre à mars de l’année suivante (Exemple : d’octobre 2012 à mars 2013). Le nombre de jours de très grands froids a été obtenu grâce à la « Data Base » du site : http://icare.cinq.free.fr/meteo/statistiquesannuelles.htm

Graphique des pertes hivernales : Les bars bleus indiquent en % les pertes hivernales de colonies d’abeilles au sein du syndicat des apiculteurs de Thann et environs.

Juin 2017

Un monde sans insectes...

Depuis près de 60 ans, l’agriculture s’est largement appuyée sur les produits de synthèse (engrais et pesticides) afin d’augmenter les rendements. Le succès a été au rendez-vous, mais les impacts écologiques de ces nouvelles pratiques agricoles n’ont été mis en évidence que bien plus tard. Depuis les premiers soupçons sur les impacts sanitaires et environnementaux des pesticides, les études se multiplient pour prouver leur dangerosité pour la santé humaine et l’écosystème. Les insectes et en particulier les pollinisateurs comme les abeilles domestiques et sauvages sont un maillon indispensable dans la pollinisation nécessaire à la reproduction des plantes qui contribuent directement à notre alimentation. Leur disparition, en partie due à l’utilisation massive des pesticides pour notre agriculture, met la biodiversité et notre planète en danger. Dans certaines régions de France, les trois quarts des populations d’abeilles domestiques, des pollinisateurs et autres insectes sont décimés. Et ce déclin s’accentuera encore dans les décennies à venir si nous ne nous mobilisons pas. Alors que nous devrions préserver la biodiversité pour notre propre survie, nous sommes en train de la détruire.

Lien : Article du journal " Le Monde"

Juin 2017

Participez à l’enquête de notre syndicat sur les pertes hivernales de colonies d’abeilles.

L’objectif est d’évaluer, de comparer et de mieux comprendre les pertes hivernales du cheptel apicole de notre syndicat pour l’hiver 2016/2017. Il s’adresse à tous les apiculteurs du syndicat des apiculteurs de Thann et environs, quel que soit leur nombre de ruches et le niveau de leurs pertes hivernales. Par un questionnaire très simplifié, notre enquête locale et interne à notre syndicat a donc pour but de mieux maîtriser les pertes hivernales en les comparant celles de nos syndicats voisins. Comme chaque année, l'ITSAP-(Institut de l'abeille) renouvelle également l'enquête sur les pertes hivernales pour le cheptel français (réseau « Coloss »). Le questionnaire sera sans doute bientôt disponible en ligne sur le site de l’ITSAP : http://itsap.asso.fr. Seul un maximum de réponses permettra d’avoir une bonne représentation de la situation et d'obtenir l’estimation la plus juste du taux de pertes hivernales. Nous vous encourageons donc à répondre aux deux enquêtes. L’une, celle de notre syndicat ne vous prendra qu’une minute (avec le lien ci-dessous), l’autre de l’ITSAP demandera 5 minutes de votre temps.

ICI le lien pour nous transmettre en ligne vos pertes hivernales 2016-17 (réservé aux membres du syndicat).

Enquête Européenne « Coloss »: https://survey2.uni-graz.at/671972/lang-fr (Réponse au plus tard le 15 mai 2017.  Cela ne vous prendra que 5 minutes !)

Avr. 2017

L’abeille pharmacienne

Non seulement il a bon goût, mais en plus il soigne. Les vertus thérapeutiques du miel sont nombreuses. Parce qu'il est riche en éléments nutritifs, mais aussi antiseptiques, cicatrisants voire anti-inflammatoires, le miel a toujours été prisé pour ses vertus curatives. Le miel a toujours été très utile pour adoucir les gorges enflammées, mais aussi pour soulager les brûlures et cicatriser les plaies. Cette dernière utilisation est aujourd'hui très répandue, surtout à l'étranger. En Angleterre, aux Etats-Unis et en Allemagne, le miel est couramment employé par les infirmières dans les dispensaires et les hôpitaux pour faire des pansements aux patients dont les plaies cicatrisent difficilement. En France, le pionnier de l'utilisation du miel à vertu cicatrisante était le Pr. Bernard Descottes, du CHU de Limoges et aujourd'hui décédé. Il avait réalisé une étude de cas sur 3.000 patients dont les plaies ont cicatrisé très rapidement et proprement grâce au miel. Aujourd'hui, quelques services hospitaliers suivent son exemple comme celui que l’on voit dans le reportage ci-dessous.

Lien : Extrait du journal télévisé de TF1

Mar. 2017

L’Evodia ou l’arbre à miel :

Tous les apiculteurs savent bien que de plus en plus, nos régions deviennent des déserts pour nos abeilles. Aujourd’hui, les monocultures sont omniprésentes et ont transformé les grandes prairies naturelles, les champs de luzerne, de sainfoin, de trèfle, de moutarde... aux fleurs intéressantes pour les abeilles, en de grands champs de céréales. Aujourd’hui, à défaut de fleurs indigènes d’autrefois, les plantes exotiques deviennent du pain béni pour les abeilles et leur permettent en partie de compenser les manques de miellées de juillet à mi-septembre. Parmi ces plantes exotiques, on peut citer les "invasives" telles que la balsamine, la renouée du Japon, la berce... mais aussi beaucoup moins rependu : l’Evodia. L’arbre à miel fleurit, selon son exposition, de fin juillet à début septembre et cette floraison est remarquablement mellifère. En effet, des milliers d’abeilles attirées par l’agréable odeur qu’exhale son abondant nectar, repartent les jabots pleins de nectar et les pattes chargées de son pollen jaune légèrement verdâtre. Même les fleurs tombées au sol sont encore butinées par les abeilles. Cet arbre de l’ordre des rutales, de la famille des rutacées, du genre Evodia Tetradium Daniellii, est originaire de Chine du nord-est, de Corée du nord et du Tibet. Il est très résistant au froid (jusqu'a -30°C) et sa taille peut atteindre 15 à 20 mètres. Sa croissance est rapide, de 50 à 80 cm par an. Dans notre région, son prix se situe entre 30 Euros (pour des petits spécimens) et 150 Euros (pour des arbres de 2 à 3 mètres).

Un des points de vente de la région : Mme A.Schott – Les Jardins de Burnhaupt

E-mail: lesjardinsdeburnhaupt@orange.fr

evodia

Mar. 2017

Un nouveau rucher pour le syndicat :

Après avoir été délaissé durant une dizaine d’année, le rucher de Maurice Bueb renaît enfin. Samedi dernier 4 mars, une vingtaine de courageux membres de notre syndicat ont mis la main à la pâte pour débroussailler, nettoyer et redonner vie à ce beau rucher. Les arbres et arbustes qui étouffaient le bâtiment ont été coupés, le terrain qui était envahi de ronces a été nettoyé et les nombreux détritus accumulés durant des décennies ont été évacués. Le bâtiment lui-même demande aussi quelques réfections et il faudra sans doute encore quelques journées de travail avant que le rucher soit en mesure d’accueillir des abeilles, mais le principal est fait. Il s’agit d’un rucher alsacien pouvant accueillir de nombreuses ruches alsaciennes dans un environnement non seulement magnifique, mais aussi très nectarifère et très pollinifères. Dans ce cadre extraordinaire, il ne fait aucun doute que les nouvelles locataires de ce rucher s’y plairont. Ci-dessous un petit échantillon des photos prises durant les journées de travail et que nous mettrons bientôt en lignes dans un album.

jungholz

Mar. 2017

Pour expliquer simplement les néonicotinoïdes !

Les pesticides néonicotinoïdes sont-ils vraiment l’arme absolue pour protéger les cultures ? « Xenius » une émission diffusée par la chaine « Arte », fait le point sur les controverses que génère l’utilisation de ces pesticides. Ce reportage a le mérite d’expliquer simplement et clairement ce que sont ces pesticides, nous permettant ainsi de nous faire une opinion. Regardez l’émission sur le lien ci-dessous, mais faite le avant le 22 mai prochain, car après il sera trop tard.

http://www.arte.tv/guide/fr/063945-023-A/xenius

Mar. 2017

Les pesticides néonicotinoïdes

Cela fait des années que les apiculteurs savent et crient à qui veut bien l’entendre, la gravité de la situation et le désastre vers lequel on se dirige si on continue à utiliser sans compter les pesticides néonicotinoides. Alors comment peut-on encore s’étonner des résultats d’études démontrant une toxicité importante, des effets cancérigènes, des effets perturbateurs endocriniens et des effets dévastateurs sur les pollinisateurs. Comment peut-on encore parler de « suspicions », alors que de nombreuses études ont montré des effets avérés. Comment peut-on encore parler de « niveaux d'exposition acceptables», alors qu’il est prouvé qu’il y a accumulation dans les graisses et que l’on sait avec certitude qu’il n’existe plus aucun milieu ou produit non-contaminé. Le rédacteur de l’article du « Monde » dont le lien est ci-dessous, semble surpris par les résultats de cette nouvelle étude alors que les nombreuses autres déjà publiées ont démontré depuis longtemps la dangerosité de ces pesticides. Combien d’études faudra-t-il encore avant que tout le monde prenne conscience des problèmes qui se poseront à nos enfants et petits-enfants.

Article du journal « Le Monde »

Fev. 2017

Les colles de marquage des reines

Dans le cadre d’un stage de fin d’études, un stagiaire de l’ITSAP (Institut de l’Abeille), a réalisé une étude sur la qualité et la toxicité de six colles utilisées pour le marquage des reines. L’expérimentation a été effectuée sur des reines pour tester la toxicité des colles et sur des ouvrières pour étudier la qualité de ces colles. Les résultats sont plutôt surprenants, puisque cette expérimentation a montré que certaines colles sont toxiques pour les reines. Si vous marquez vos reines, je vous conseille donc de lire l’article de l’ITSAP pour bien choisir votre colle. Peut-être vos reines vivront-elles quelques mois de plus... Aucune étude n’a été effectuée sur les stylos de marquage, mais je crains que comme pour les colles, certains stylos de marquage contiennent des solvants pas très sains pour la reine marquée.

http://itsap.asso.fr/pages_thematiques/gestion-du-cheptel-et-production/colle-de-marquage-facilite-dutilisation-toxicite/

Fev. 2017

Un nouveau fléau : le frelon asiatique

Nous ne sommes pas encore vraiment confrontés au problème, mais nous devons nous y préparer, car il est à craindre que l’année à venir soit celle de la réelle invasion de notre région par le frelon asiatique. Piéger ou ne pas piéger ? Certains prétendent que de poser des pièges ne fait qu’aggraver la situation en attirant les fondatrices à proximité des pièges où elles fondent alors les colonies au risque de perdre une grande partie des ouvrières dans les pièges en question. D’autres au contraire, prétendent que c’est le seul moyen de diminuer la population de frelons asiatiques. Ce qui est certain, c’est qu’il faudra être vigilant et essayer de détecter au plus vite leurs nids, car seule la destruction complète de ces nids fera vraiment diminuer la population. Nous vous avons sélectionné quelques sites et articles pour ceux qui voudraient savoir comment reconnaître le frelon asiatique, comment,où et quand le piéger.

http://frelon-asiatique.wifeo.com/

http://frelonasiatique.mnhn.fr/identification/

http://frelonasiatique.mnhn.fr/signaler-informations/

Document PDF de CARI sur le frelon asiatique

Fev. 2017