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Rucher Ecole Enchenberg

Les actualités du syndicat des apiculteurs de Thann et environs et du monde des abeilles.

Cette page présente nos activités au Rucher école, les actualités du syndicat des apiculteurs de Thann et environs et des articles concernant le monde apicole et le monde des abeilles.

Le picking donne-il de bonnes reines ?

D’après des scientifiques Chinois et Australiens, l’utilisation de larves d’ouvrières n’a aucun sens dans la mesure où les œufs destinés à créer de nouvelles reines sont tout simplement différents par leur taille, leur poids, leur diamètre et leur patrimoine génétique. Les chercheurs ont commencé par étudier les œufs pondus par une reine dans des cellules royales et ceux pondus par la même reine dans des cellules d’ouvrières. De fortes différences dans le poids, la taille et dans le patrimoine génétique ont été observées. Deux jours après la ponte des œufs, les chercheurs ont transféré les œufs pondus dans les cellules de reine et dans les cellules d’ouvrières dans des cellules artificielles de reine. Les reines ont grandi à partir de ce moment-là dans un environnement standardisé identique. A leur naissance, les reines issues des œufs des cellules reines étaient plus grandes, plus lourdes et possédaient nettement plus d’ovarioles, ce qui indique clairement une dépendance de la taille de l’œuf et de la morphologie des reines adultes. Des analyses de l’expression des gènes ont identifié plusieurs gènes significativement différents entre les reines issues d’œufs de reines et celles issues d’œufs d’ouvrières. Il s’agit d’un nombre disproportionné de gènes impliquant les signaux hormonaux, le développement du corps et le système immunitaires… qui sont évidemment des caractéristiques essentielles pour une reine. Une précédente étude Japonaise avait déjà semé le doute parce que la larve d’ouvrière utilisée pour le « picking » était nourri durant les premiers jours non pas avec de la gelée royale, mais avec de la gelée nourricière destinée aux larves d’ouvrières. Les chercheurs n’ont bien entendu pas étudié la performance réelle des reines adultes, mais il semblerait que la plupart des problèmes liés à la qualité des reines soient dus aux méthodes de production de ces reines. Étant donné que la taille, la grosseur, l’expression génétique de l’œuf, ainsi que l’alimentation des jeunes larves affecte à la fois et le poids, la taille, la morphologie et la physiologie ultérieure de la reine adulte, les apiculteurs devraient se demander dans quelle mesure les larves d’ouvrières utilisées pour créer des reines donnent de bonnes reines.

Article en Anglais: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0960982219306736

Aout 2020

Juillet : comptage des varroas !

Afin de détecter à temps une menace, il est conseillé de compter régulièrement les acariens morts sur les langes. La chute naturelle d’acariens devrait être déterminée durant les périodes critiques de mi-juin à mi-juillet et de mi-octobre à début novembre. Si un nombre exceptionnel d’acariens est présent sur le lange, il faut prendre des mesures immédiates. Lors du contrôle de la chute naturelle de varroas, veiller à ce que le lange couvre tout le fond de la ruche et qu’il soit protégé par un grillage fin. Si le fond n’est que partiellement grillagé, il faut appliquer un facteur pour calculer le nombre réel de varroas. Idéalement, le comptage doit être effectué durant 3 à 5 jours après l’insertion du lange graissé. Seuls les acariens adultes et foncés sont comptés. Si le comptage révèle des valeurs critiques, il faut répéter l’opération par mesure de sécurité et pour confirmer la forte infestation avant d’agir. L’intervention de l’apiculteur est nécessaire dans les cas de la chute naturelle supérieures à 5 /jour à la mi-juin, 10 /jour à la mi-juillet et 15 /jour à la mi-août. Rappelons que ces chiffres sont valables pour de très grosses colonies de 50 à 60000 abeilles et que pour plus de précisions sur le sujet, un article plus complet est disponible sur le lien ci-dessous.

http://rucherecole68.thann.free.fr/Calendrier%20apicole/Varroa_estimation_du_parasitage_des_colonies.pdf

Juil 2020

Traitement d’urgence

Certaines années, la multiplication des varroas dans les colonies d’abeille est particulièrement importante ce qui entraine au mois de juin et juillet une très et trop forte infestation qui met la colonie en danger de mort durant l’hiver suivant. Un comptage des chutes naturelles de varroa s’impose donc à minima au mois de juillet. Si à cette époque de l’année le nombre de varroa dépasse largement la limite acceptable (soit 10 / jour), deux solutions s’offre à l’apiculteur : soit il attend le traitement de fin de saison et il prend alors le risque d’hiverner ses colonies avec beaucoup de varroas, soit il fait un traitement d’urgence. Avec le traitement d’urgence, une colonie fortement infestée peut être débarrassée d’une majorité de ses acariens en une journée. Ce traitement peut être un traitement à l’acide formique, à l’acide oxalique ou au mélange de ces deux composants le "Varromed®". Toutefois, bien qu’étant des traitements BIO, il vaudrait mieux les appliquer sans les hausses a miel. Si on s’attend à des miellées, il est bien entendu possible de récolter le miel puis de remettre la hausse vide. Il est possible aussi d'enlever la hausse contenant du miel non operculé et la remettre le lendemain ou le surlendemain.

Juil 2020

Naissance d'une reine

C’est la saison de l’élevage des reines et des essaimages, donc la période où naissent le plus grand nombre de reines. Ce n’est bien entendu pas comparable à la naissance d’un mammifère humain où animal, mais cela reste malgré tout un évènement extraordinaire même pour un apiculteur chevronné. Je n’ai pas résisté à l'envie de vous faire partager ce petit film de quelques minutes qui montre la naissance d’une jeune reine. Sa vie ne fait que commencer et les premières semaines vont être bien difficiles pour elle. Souhaitons-lui une longue vie et de belles et grosses colonies année après année.

 

Lien de la vidéo: https://youtu.be/PdOuTkT57qo
Mai 2020

Apiculture et coronavirus

Est-ce l’effet du confinement comme le prétendent certains médias ou des conditions météos particulièrement propices ?? En tout cas, nos abeilles se portent vraiment très bien ces dernières semaines durant lesquelles nous étions tous confinés. Les hausses se sont remplies comme jamais-vu depuis une décennie, puisque nos chères abeilles ont produit entre 30 et 50 Kg de miel (selon la région) en ce mois d’avril. Mais bien sûr, si les conditions météo devaient se détériorer trop longtemps, une grande partie de ces belles réserves de miel risquent d’être consommée par la colonie. Un autre record qui sera difficile à égaler ces prochaines années : c’est le nombre d’essaimages ! C’est bien le signe que les colonies sont très peuplées et très en forme. Si les abeilles travaillent beaucoup en ce moment, l’apiculteur au contraire n’est pas très actif. Il se contente d’ajouter des hausses ou de récupérer les essaims, mais surtout il reste confiné au maximum. Preuve en est, le rucher école qui habituellement grouille de monde à cette époque est totalement désert depuis de longues semaines, car tout le monde attend impatiemment la fin de l’épidémie. Il y aurait encore tant de travaux à effectuer, tant de rangement et de nettoyage à faire. Mais la santé de tous doit passer avant tout autre chose, alors mieux vaut reporter tout cela à la fin de la crise.

mai 2020

Quand poser les hausses ?

Il n’y a malheureusement pas de date ou de calendrier à respecter pour installer les hausses. Poser une hausse trop tôt, c'est prendre le risque de refroidir le couvain, surtout si les nuits sont encore fraîches. Poser une hausse trop tard, c'est prendre le risque d'un essaimage ou d’un blocage de la ponte de la reine (faute d'espace). Ce qui doit vous décider est l'état de développement de vos colonies qui comme on le sait, dépend de la particularité de la région, de la météo, de la race de vos abeilles, de l’âge de vos reines, de la flore environnante… De plus, certaines de vos ruches se seront développées très rapidement alors que d’autres seront plutôt à la traînes. Toutes les hausses ne pourront donc pas être posées en même temps. Il faut absolument mettre une hausse (avec des cadres bâtis et quelques cadres cirés) lorsque sur une ruche, vous remarquez les signes suivants :

• Si 80 % des cadres (ou plus) sont fortement couverts d’abeilles (8 cadres sur 10).

• S’il y a des constructions sauvages (de la cire blanche au-dessus ou entre les cadres).

• S’il y a beaucoup de couvain bien développé, car n’oubliez pas que 1 cadre de couvain donnera un nombre d’abeilles qui couvrira 3 cadres. Si la ruche est déjà bien peuplée, il est urgent de poser une hausse.

Si les températures sont encore fraîches, utilisez la méthode du papier journal (entre la hausse et le corps de ruche). Lorsque la colonie sera bien développée et prête à monter dans la hausse, les abeilles grignoteront la feuille de papier journal. Dans le très bon article ci-dessous, vous trouverez aussi beaucoup de renseignements qui pourront vous être utiles.

Article à lire

Avril 2020

Apiculture et coronavirus

La Fédération des Apiculteurs du Haut-Rhin et le Groupement de Défense Sanitaire du Haut-Rhin (GDSA-68) organise une collecte de miel en faveur de toutes celles et tous ceux qui chaque jour risquent leur vie et celles de leurs proches pour sauver la vie de nombreuses personnes malades du Covid-19. Même épuisées physiquement, ces équipes de soignants continuent à travailler sans relâche alors que la plupart d’entre nous sommes bien en sécurité sur notre canapé. La Fédération et le GDSA-68 proposent donc à chaque apiculteur d’exprimer sa gratitude en offrant un ou plusieurs pots de miel à nos soignants. Si vous aussi désirez contribuer à cette action généreuse en faveur du personnel soignant des hôpitaux, la collecte se fera jusqu’à fin mai au rucher école de Vieux-Thann. Le miel devra être en pot de 500 gr avec l’étiquette portant les informations légales (Dénomination de vente, la quantité nette, la date de durabilité minimale en JJ/MM/AA, le nom et l’adresse du producteur). Chaque apiculteur engage sa responsabilité sur la qualité du miel.

Lettre de la Fédé68 et du GDSA68

Promesse de dons : http://www.don-miel-68.fr

Avril 2020

Première visite de printemps... patience

Malgré le retour du soleil et la relative douceur de l’air, mars est encore un mois froid. Il ne faut donc pas être trop pressé d’ouvrir les ruches et préférer une surveillance du trou de vol et un sous-pesage des ruches pour contrôler la nourriture. Néanmoins, si vous êtes impatient, une première ouverture est possible après quelques jours de beau temps et des températures au-delà de 17°C. Une ouverture toutefois pas trop longue, car il y a sans doute du couvain ouvert très sensible au froid. Pour la première fois, on peut soulever le couvre-cadre pour vérifier l’état de la colonie avec l’espoir de ne pas avoir de mauvaises surprises. La première constatation est la grosseur de la colonie. Les très petites colonies devront être resserrées entre des partitions pour leur permettre un meilleur développement. Une odeur agréable doit s’échapper de vos ruches, si ce n’est pas le cas, la visite devra être poussée un peu plus loin et les cadres du centre devront être inspectés pour écarter une éventuelle maladie. Le haut des cadres doit être exempt de déjections qui seraient le signe de dysenterie (lorsque la colonie a pris froid ou due à une mauvaise alimentation hivernale). Les éventuels cadres souillés devront bien sûr être enlevés de même que les cadres moisis. Une dernière chose à vérifier très rapidement avant de refermer la ruche, c’est les provisions qui doivent être encore nombreuses pour permettre l’élevage. Pour cela, les cadres des bords pourront être soulevés pour estimer la quantité de nourriture. En cas de doute, n’hésitez pas à nourrir avec du candi ou avec du sirop tiède (le sirop uniquement par températures correctes >15°).

Mars 2020

Apiculture et coronavirus

Le confinement sanitaire dû au Covid-19 n’arrange pas certains d’entre nous dont les ruches sont éloignées du domicile. Les sorties hors du domicile étant interdites, cela pose naturellement un gros problème à nous apiculteurs qui devons plus que jamais nous occuper de nos ruches en cette saison si importante. En ces premiers beaux jours, les premières visites doivent absolument être faites, car il est à craindre que les mesures de confinement sanitaire vont non seulement durer plus longtemps que prévues, mais également devenir bien plus drastiques dans les prochaines semaines. Notre président de la fédération A.Frieh nous a fait parvenir par l’intermédiaire de R.Rusch les instructions en cas de contrôle par les forces de l’ordre lors de notre déplacement jusqu’à nos ruches. Les mails ci-après, nous expliquent en gros que pour prouver la nécessité de notre déplacement, il faut avoir sur soi (ou dans son véhicule) tout le matériel apicole nécessaire aux soins des ruches, ainsi que la déclaration des ruches (Cerfa_13995-04) et bien sûr « l’attestation de déplacement dérogatoire » dument remplie, datée et signée.

Mail 1

Mail 2

Attestation de déplacement dérogatoire

Instruction technique DGAL/SDSPA

Mars 2020

Pertes hivernales...

L’hiver a été relativement doux dans la région de Thann, puisque les températures ne sont jamais passées sous les -5°C ! Les colonies les plus fortes n’ont de toute façon rien à craindre si elles ont suffisamment de nourriture, mais les petites colonies qui ont eu du mal à élever un grand nombre d’abeilles d’hiver supportent assez mal les longues périodes de froids intenses. Cet hiver, heureusement le nombre de jours de « grands froids » a été relativement limité ce qui signifie que la majorité de ces colonies faibles et fragiles devraient normalement avoir survécu. Evidemment, il y a bien d’autres facteurs importants qui peuvent influencer la survie de ces petites colonies. Le miellat récolté fin de l’automne 2016 en est la preuve et ce phénomène avait amplifié significativement la mortalité cette année-là. Cet hiver 2019/20, c’est le varroa qui risque d’influencer considérablement les pertes hivernales ! Malgré les traitements de fin de saison, il était encore présent en nombre important dans certaines ruches durant l’automne. Bien sûr, l’hiver n’est peut-être pas fini et le mois de mars peut encore nous réserver de mauvaises surprises, mais d’octobre dernier jusqu’à fin février, nous avons eu l’hiver le plus doux depuis l’hiver 2013/14. Si la mortalité hivernale évolue comme les années précédentes avec le nombre de jours de « grands froids », on peut espérer cette année une mortalité hivernale globalement basse (10 à 12% ou pourquoi pas sous les 10 %). En raison des températures encore fraiches, vous n’avez certainement pas encore ouvert vos ruches pour une première visite, mais sachez que jusqu’à mi-juin, nous attendons impatiemment l"envoi de vos pertes pour l’hiver 2019/2020.

Lien pour nous envoyer vos pertes: http://rucherecole68.thann.free.fr/statistiques_google.html

hwdg

Le nombre de jours de « grands froids » a été obtenu grâce à la base de données du site : http://icare.cinq.free.fr/meteo/statistiquesannuelles.htm

Mars 2020

L’AG 2020 du syndicat des apiculteurs de Thann

Ami(e)s apicultrices et apiculteurs, l’année 2019 est sur le point de se terminer. Après une année apicole compliquée, nos abeilles sont en grappe et bien au chaud pour un repos hivernal bien mérité. Nous apiculteurs, devons songer aux fêtes de fin d’année, aux cadeaux à mettre sous le sapin et surtout à l’assemblée générale de notre association qui comme chaque année aura lieu au début de la nouvelle année. Notez dès à présent dans vos agendas, qu’elle se déroulera au restaurant « Le Floridor » de Thann, le 11 janvier prochain à 17 heures. Quand on aura fait le bilan de l’année écoulée, qu’on aura parlé de l’année à venir, qu’on aura élu le comité d’administration, on se retrouvera (pour ceux qui le veulent) autour d’un bon repas qui nous permettra de nous revoir pour parler abeilles, ruches, miel... De plus amples informations vous seront communiquées dans les jours qui viennent par courrier dans « l’Echo du rucher n°51 ». Nous espérons vous voir bientôt et très nombreux à l’AG, mais en attendant, le président et tous les membres du comité vous souhaitent de tout cœur de très heureuses fêtes de fin d’année.

sapin voeux bougie

Dec 2019

L’abeille VSH, est-elle vraiment la bonne solution?

Les recherches menées depuis l'apparition du varroa sur Apis mellifera ont permis de mettre en évidence les difficultés à combattre ce parasite de l’abeille. Il y a eu d’abord le développement de produits acaricides, mais on s’est vite rendu compte que ce n’était qu’une solution ponctuelle qui n’élimine que de manière provisoire une partie de ces acariens. Depuis quelques années, on travaille aussi sur la sélection d’une abeille qui pourrait vivre avec le varroa. C’est la fameuse abeille VSH (Varroa Sensitive Hygien) issue de sélections naturelles, mais est-ce vraiment la solution ? Car savez-vous que ce comportement hygiénique a pour conséquence que près de 33 % des nymphes sont éliminées du couvain, ce qui effectivement permet de réduire les varroas, mais entraîne aussi un retard énorme dans le développement de la colonie. Savez-vous aussi que le nettoyage du couvain infesté et éliminé par le biais du comportement VSH des abeilles ne provoque pas nécessairement la mort des acariens contenus sur la nymphe et dans les cellules nettoyées. Une grande partie des varroas s'échappent durant le transport de la nymphe à travers la ruche pour se fixer sur d’autres abeilles avant d’infester de nouvelles cellules. Bien sûr, l’abeille VHS fait rêver parce que ce serait peut-être enfin la fin des traitements chimiques pénibles, coûteux et quelquefois inefficaces, mais on peut quand même se demander si c’est vraiment la meilleure des solutions ? Il y a bien la génétique, mais bien sûr il ne s’agit pas de modifier génétiquement l’abeille, mais les varroas mâles qui par la modification d’un gène spécifique donneront une progéniture stérile ce qui, à très long terme, devrait éliminer totalement cet acarien. De nombreux chercheurs travaillent sur le sujet et il n’est pas impossible que bientôt des bonnes nouvelles soient annoncées par ces scientifiques.

Lien : l'abeille VSH

Nov 2019

Exceptionnelle infestation de varroas cette année

Il nous a été rapporté par un grand nombre d’apiculteurs, une très forte pression des varroas dans certaines ruches. Le traitement ayant été fait depuis bien longtemps, il nous est souvent demandé comment réduire cette forte infestation. Avant tout, il faut être sûr que les ruches sont réellement fortement infestées, car apparemment, l’infestation est très variable entre les ruchers et d’une ruche à l’autre. C’est fin juillet, qu’il est très important de vérifier l’infestation en observant la chute naturelle des varroas sur des langes huilés. Cette méthode simple et à la portée de tous, fourni les résultats les plus parlants. Si à cette époque de l’année vous dénombrez plus de 10 acariens morts par jour [1], commencez immédiatement le traitement estival que vous utilisez habituellement. Si vous avez encore les hausses enlevez-les et n’attendez en aucun cas plus longtemps, car d’ici-là, il sera peut-être déjà trop tard pour vos abeilles. Une colonie sujette à une très forte infestation peut être sauvée en commençant le plus rapidement possible le traitement estival, et ce, quelle que soit la méthode de traitement. Si fin septembre (soit environ 8 semaines post-traitement d'été), la chute est de plus de 5 acariens par jour [1], cela signifie que le nombre de varroas est toujours très important et les colonies peuvent subir des dégâts si les acariens ne sont pas rapidement décimés. Un traitement complémentaire "d’urgence" est alors la solution. L’acide oxalique ou Bioxal™ (1.75 grammes pour 50 ml de sirop 50:50) agit le mieux lorsqu’il est utilisé en l’absence de couvain. Cependant, comme ce traitement complémentaire n’est destiné qu’à briser le pic de l’infestation de varroas, on peut exceptionnellement laisser le couvain en place. Varromed™ qui est un mélange d’acide formique et d’acide oxalique (prêt à l’emploi) est une bonne alternative à l’acide oxalique. Ces deux méthodes peuvent servir (par dégouttement ou pulvérisation sur les abeilles) de traitement d’urgence. Le Varrox™ (sublimation de l’acide oxalique) peut lui aussi être utilisé efficacement dans l'urgence.

[1] nbre de varroas par jour = nbre de  varroas comptés / nbre de jours de collecte

Lien : https://www.apiservices.biz/documents/articles-fr/niveau_infestation_varroa_automne.pdf

Oct 2019

Le coup de gueule des apiculteurs contre la commune de Thann !

Vous vous souvenez peut-être de ce grand Aulne couvert de lierre qui a été abattu dans le quartier du Riegelsbourg. Cela avait choqué un grand nombre de riverains et d’apiculteurs ! Voilà que ça recommence dans d’autres quartiers de Thann. Les apiculteurs poussent un cri d’alarme, car cette fois, il ne s’agit pas seulement de quelques arbres, il s’agit carrément d’une partie de forêt couverte de jeunes arbres mellifères qui a été massacrée. Les jeunes acacias, châtaigniers, arbustes divers et lierres en pleine floraison ont été malaxés sans ménagement ! C’était aussi une zone de nidification pour les oiseaux et un refuge pour des animaux comme les hérissons, les lézards, les orvets et couleuvres qui ont été chassés à jamais, s’ils ont eu la chance d’avoir été épargnés par l’engin de débroussaillage. « Je suis à la fois triste et furieux contre les technocrates de notre commune », nous confiait un voisin apiculteur de cette forêt. Mais à quoi pensent nos élus ? Alors que tout le monde se préoccupe de l’écologie, que toutes les communes pensent à préserver leurs forêts pour anticiper le réchauffement climatique, l’augmentation de la pollution au CO2 et aux nanoparticules, pourquoi les élus de Thann se sentent-ils obligés de détruire ainsi notre écosystème ? Est-ce pour faire plaisir à un ou deux habitants en vue des prochaines élections ? Voilà ce qui reste maintenant de cette belle partie de forêt… un désert pour nos abeilles…

foret

Oct 2019

C’est l’automne et l’époque des déclarations de ruches !

Comme chaque année du 1er septembre au 31 décembre 2019, il nous faut faire la déclaration des ruches auprès du ministère de l’agriculture. Comme vous le savez, en principe cette déclaration n’a rien à voir avec la déclaration des revenus provenant de la vente de miel. Cette déclaration a simplement pour but de comptabiliser le nombre total de colonies d’abeilles sur le territoire Français et ce, afin d’obtenir des subventions de l’UE en rapport avec ce nombre de ruches. Le ministère de l’agriculture nous demande donc de déclarer toutes les colonies d’abeilles qu’elles soient en ruches productrices, en ruchettes ou en nucleï. Par ce recensement, l’action des différents groupements sanitaires départementaux est grandement facilitée et l’efficacité des leurs interventions est considérablement simplifiée en cas de maladies contagieuses par exemple. Pour le déclarant la procédure est très simple et très rapide si la déclaration est faite par internet puisqu’il suffit de remplir le formulaire Cerfa 13995*04 via le site :

https://agriculture-portail.6tzen.fr/default/requests/Cerfa13995/

Pour ceux qui préfèrent faire une déclaration papier par poste, le formulaire Cerfa 13995*04 est disponible sur la page principale de notre site en format.pdf imprimable. Une fois remplit, ce formulaire doit être envoyé par poste à l’adresse indiquée sur le formulaire.

Lien pour télécharger le formulaire Cerfa 13995*04 à imprimer

Sep 2019

L’emission Xenius parle des abeilles en ville.

C'est un documentaire intéressant d’Arte consacré à l’apiculture de ville. On y parle de l’installation d’une colonie d’abeilles sur un toit, de la lutte contre les varroas avec le chlorure de Lithium et les « scorpions des livres ». Un film de 26 minutes très intéressant, car on y apprend un grand nombre de choses. Merci à Joseph pour l’info !

Attention disponible seulement jusqu'au 09/12/2019 sur le lien :

https://www.arte.tv/fr/videos/084700-011-A/xenius-les-abeilles-comment-les-sauver/

Sep 2019

Un événement rare !

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Sep 2019

Une année désastreuse.

C'est un été cauchemardesque pour les apiculteurs. Aucune récolte n’avait été possible au printemps, car les colonies ont été freinées par le mauvais temps et aucune rentrée de nectar n’a été possible pendant de longues semaines. Il a même fallu nourrir certaines colonies pour qu’elles ne meurent pas de faim. Après ce printemps pourri, on espérait des mois de mai, juin et juillet bien fleuris… Eh bien non ! La récolte du miel de fin de saison a été, elle aussi quasiment nulle. C’est une année catastrophe comme on n’en a jamais vu. D’après un sondage rapide fait auprès de mes collègues apiculteurs, la production moyenne se situe seulement entre 7 et 10 kg par ruche. Certaines ruches ont tout juste réussi à faire leurs réserves hivernales, mais comme elles vont en consommer une grande partie avant les mois d’hiver, il faudra quand même les nourrir. Les causes de ce phénomène sont très certainement ce printemps froid et humide qui a cloîtré les abeilles à l’intérieur de la ruche avec pour seule nourriture les restes des réserves hivernales. Toutes celles qui avaient des réserves suffisantes ont réussi à élever leur abondant couvain, mais les autres ont cessé l’élevage, ce qui a retardé considérablement leur développement. Après ce début de printemps désastreux, il y eut une longue vague de chaleur extrême et une sécheresse intense qui ont provoqué un effet néfaste sur les plantes et leurs fleurs qui ont produit très peu de nectar.

Aou 2019

Enfin plus de transparence sur l’origine des miels.

Après des années de mobilisation, les apiculteurs ont enfin obtenu gain de cause : un projet de décret du ministre de l'Agriculture et de la secrétaire d'Etat à l'économie imposant un étiquetage obligatoire de l'origine du miel vient d'être dévoilé. Les 3 principaux syndicats apicoles (UNAF, FFAP et SNA) semblent se satisfaire de cette avancée dans l’étiquetage des miels vendus en France. L'industrie agroalimentaire s'est trop longtemps cachée derrière la réglementation européenne avec les mentions laconiques "UE" et "non UE" pour masquer l'origine réelle des miels. Il n’était pas normal de trouver des étiquettes comportant la mention « miel originaire de pays européens et autres » pour un miel importé d’Espagne, vendu en France dont 5 % était d’origine espagnole et 95% de Chine. En effet, la filière apicole française est menacée depuis plusieurs années par une concurrence déloyale due à l'importation de miels à bas coûts en provenance de destinations lointaines comme la Chine ou le Chili. Rappelons qu'en 2018, près de 80% du miel consommé en France était importé. A l’avenir, s’il s’agit d’un mélange de miels, l’étiquette devra comporter les différentes proportions et origines des miels. En attendant que cette nouvelle mesure devienne effective, nous appelons les consommateurs à la vigilance lors de l'achat de miels en donnant la priorité à des miels produits par des petits producteurs locaux.

Jul 2019

Pertes et températures hivernales...

A l’exception de l’hiver 2016/17 ou une partie des pertes étaient dues à une miellée tardive de miellat sur lequel les colonies ont hivernées, nous constatons depuis plusieurs années une corrélation presque parfaite entre la mortalité hivernale et le nombre de jours de grands froids. Comme le montre le graphique ci-dessous, il en est de même pour cet hiver 2018/19. On peut également constater que sur la période des 7 dernières années, la mortalité hivernale moyenne a tendance à se stabiliser aux environs de 15 % du cheptel hiverné. Les pertes de l’hiver 2018/2019 se situent légèrement au-dessous de cette moyenne à environ 13.3%.

pertes

Graphique des températures : Les barres mauves correspondent aux nombres de jours où les températures ont été inférieures à zéro degré durant les 6 mois d’hiver, c’est-à-dire : d’octobre de l’année n à mars de l’année suivante n+1 (Exemple : d’octobre 2012 à mars 2013). Le nombre de jours de très grands froids (jours de gelées) a été obtenu grâce à la base de données du site : http://icare.cinq.free.fr/meteo/statistiquesannuelles.htm

Graphique des pertes hivernales : Les barres bleues indiquent en % les pertes hivernales moyennes de colonies d’abeilles au sein du « Syndicat des apiculteurs de Thann et environs ».

Jun 2019

La recherche avance! Varroa n’a qu’à bien se tenir!

Les résultats d’un programme de recherche lancé il y a 4 ans a été récemment publié dans la revue Nature. Le papier est co-signé par des spécialistes européens de plusieurs universités, principalement de l’Université de Gand (Belgique). Des colonies d’abeilles ont été testées dans 4 ruchers disposant de souches résistantes au varroa. Ce sont les mâles de l’Université de Wageningen aux Pays-bas (Amsterdam Waterduinen) qui, selon les résultats obtenus, ont développé la meilleure résistance au varroa à partir d’une méthode de sélection naturelle. Ils ont été croisés deux fois avec la colonie de contrôle du rucher de « Honeybee Valley » à Gand disposant de mâles non résistants. Les chercheurs de l’Université de Gand ont ensuite dressé le phénotype de ces mâles F2. Ils ont mis au point un protocole permettant de séquencer une partie spécifique du génome de l’abeille mellifère (l’exome), définissant ainsi avec une précision novatrice l’origine génétique de la résistance à l’acarien. Ces résultats sont prometteurs parce qu’ils vont offrir des marqueurs moléculaires pour accélérer le travail de sélection de l’abeille jusqu’à parvenir à une résilience des colonies. Selon les chercheurs, l’échec de la reproduction des acariens dans le phénotype DBR (drone brood resistance) joue un rôle sur la dynamique de la population de Varroa destructor et constitue donc un moyen alternatif d’obtenir une résistance à l’acarien en évitant la reproduction massive d’acariens dans le couvain de mâle. En outre, le coût de cette méthode pour la colonie est relativement faible comparé au comportement hygiénique puisque par cette autre méthode, près de 32,4% des nymphes sont retirées du couvain. Pour répondre à une préoccupation légitime et majeure (des anti-OGM) les chercheurs précisent qu’une telle méthode protège la diversité génétique des abeilles mellifères.

Article en anglais : https://www.nature.com/articles/s41598-019-44254-8#Abs1

Merci à Fred pour cet article très interressant.

Jun 2019

Climat : Le début de la fin ?

Le 22 mai dernier a eu lieu une conférence de Jean Jouzel (climatologue et glaciologue), Directeur de recherches au CEA, membre de l'Académie des sciences. Ceux qui y ont assisté en sont sortis horrifiés ! Des sujets aussi variés que le réchauffement climatique, la pollution, la disparition des espèces et toutes les conséquences sur l’avenir de notre planète ont été abordés. L’objectif de ces conférences étant bien sûr d’alerter les décideurs sur l’impact d’un réchauffement de notre planète de 1,5 à 2 degré. Que signifie concrètement un monde avec 2°C de plus ? Qu’en est-il de l’élévation du niveau des mers ? Quelles sont les projections concernant le changement climatique à l’échelle de la France, du monde et des continents ? Quelles vont être les conséquences sur les différentes espèces vivantes ? Peut-on agir pour limiter ces émissions de gaz à effet de serre au niveau local ? Et n’est-il pas trop tard ? Tant de questions auxquelles ce type de conférence essaye de répondre. Tant de questions dont les réponses sont invariablement catastrophistes, puisque les conséquences d’un réchauffement climatique de 2°C vont être dramatiques. Le niveau des mers va augmenter et provoquer un grand nombre de sinistrés climatiques, un grand nombre d’espèces végétales, animales, marines et terrestres vont tout simplement disparaître, des régions du globe jusque-là épargnées par de grandes catastrophes naturelles vont être touchées par des pluies diluviennes, des tempêtes, des feux de forêts… et tout cela dans les 100 ans à venir. La plupart d’entre nous ne connaîtrons pas ce monde futur, mais nos petits-enfants très certainement… vont-ils alors nous accuser d’avoir détruit leur planète ?

Merci à Jo Schneider qui nous a fait parvenir les diapositives de la conférence.

Mai 2019

Précieuse Vitellogenine…

La situation des ruchers à proximité des rares plantes en fleurs en fin d'été et à l'automne est une chance pour l’abeille. Les pollens frais récoltés sur les dernières fleurs de l’année permettent aux abeilles d’hiver qui naissent à cette époque de faire le plein d’oligo-éléments précieux pour la santé de l’abeille, mais surtout de lipoprotéines et notamment la vitellogenine. Cette vitellogenine est précieuse parce qu’elle est à l’origine du vitellus dans lequel sont fabriqués les anticorps des abeilles et parce qu’elle a de fortes propriétés anti-oxydantes piégeant les radicaux libres et prolongeant de ce fait la durée de vie des abeilles d’hiver. Une étude menée par les chercheurs de l'Inra, en collaboration avec l'Acta et l'Itsap, a permis de démontrer que les abeilles qui bénéficient de ces ressources florales tardives, développent un corps gras, des réserves énergétiques et une hemolymphe très riche en vitellogenine et peuvent de ce fait atteindre des taux de survie hivernale d'environ 90%. Les colonies composées d'individus avec des faibles taux de vitellogénine présentaient un taux de survie hivernale de seulement 60%. Le seul moyen d’améliorer la vitalité de nos colonies d’abeilles et d’augmenter leurs chances de survie hivernale est donc de mettre à leur disposition des ressources florales très diversifiées et qui couvrent leurs besoins en pollen durant toute l’année apicole.

Lien : https://www.techno-science.net/actualite/survie-hivernale-colonies-abeilles-melliferes-N16009.html

Avr 2019

Des soirées d’information et de perfectionnement pour nos membres.

Suite à de nombreuses demandes (et propositions), Richard et Robert ont eu la bonne idée d’organiser plusieurs soirées d’information pour parler de thèmes biens précis et importants concernant l’abeille, l’apiculture, les ruches, la biodiversité... La demande a été faite par de nombreux membres qui se posent des questions sur certains sujets et qui pourront ainsi trouver des réponses soit de la part de l’intervenant soit parmi l’assemblée. D’autres thèmes concernant directement ou indirectement les apiculteurs pourront aussi être abordés (varroas, frelon, maladies, fiscalité…) D’ores et déjà, il est prévu une soirée le 29 mars prochain concernant « la sortie de l’hivernage », en avril exceptionnellement deux soirées seront organisées, l’une aura lieu le 12 avril « pollen et récolte du pain d’abeille » l’autre aura lieu le 26 avril et parlera des « méthodes d’élevage de reines sans picking ». Pour chaque soirée dont vous trouverez le programme avec le lien ci-dessous, un apiculteur spécialisé sur la question fera un exposé sur le sujet, puis la parole sera donnée à l’assistance. Par des discutions et des débats, les membres de notre syndicat pourront ainsi s’informer, débattre et pour certains peut être s’instruire et se perfectionner sur des sujets spécifiques. En principe, (selon la disponibilité des intervenants), ces débats auront lieu une fois par mois dans la salle de cours du Rucher Ecole, le dernier vendredi de chaque mois, le soir à 19 heures. Chaque mois, vous serez informés par un mail de notre président de la date et du sujet abordé.

Programme des soirées pour l’année 2019

Mar 2019

Participez à l’enquête de notre syndicat sur les pertes hivernales de colonies d’abeilles.

Comme chaque année, l’objectif est d’évaluer, de comparer et de mieux comprendre les pertes hivernales du cheptel apicole de notre syndicat pour l’hiver 2018/2019. Il s’adresse à tous les apiculteurs du syndicat des apiculteurs de Thann et environs, quels que soient le nombre de ruches et le niveau de pertes hivernales. En répondant à notre questionnaire simplifié en ligne, vous permettrez à notre syndicat de mieux maîtriser les pertes hivernales par comparaison aux pertes de notre département, de notre région et des syndicats voisins. Seul un grand nombre de réponses permet d’avoir une bonne représentation de la situation et d'obtenir l’estimation la plus juste du taux de pertes hivernales. Nous vous serions donc très reconnaissants de prendre une petite minute de votre temps pour répondre au questionnaire qui s’ouvrira avec lien ci-dessous.

ICI le lien pour nous transmettre en ligne vos pertes hivernales 2018-19 (réservé aux membres du syndicat).

Mar 2019

Des nouvelles du varroa

Pour lutter contre la varroase, la situation actuelle sur le terrain est disparate et désordonnée : beaucoup de méthodes de traitement plus ou moins efficaces existent et certaines ne sont malheureusement pas très saines pour l’apiculteur, les abeilles et pour le miel qu’elles produisent. Les apiculteurs ne savent plus à quel saint se vouer et près de 20 % d’entre eux vont jusqu’à ne pas traiter leurs colonies. Parmi les 80 % restant, certains utilisent des produits naturels qui n’ont qu’une efficacité limitée, d’autres bien qu’utilisant des produits efficaces ne traitent pas dans de bonnes conditions ou au bon moment. Tout cela entraîne quelquefois des pertes hivernales importantes de plus de 50 % alors que la mortalité normale devrait se situer entre 5 et 10 %. Les avancées scientifiques dans la lutte contre « Varroa destructor » sont nombreuses, car même si aucun produit révolutionnaire n’a été mis sur le marché ces derniers temps, la lutte contre cet acarien continu et chaque jour de nouvelles informations sortent des laboratoires pour améliorer les connaissances sur les varroas. Ne dit-on pas, que pour bien combattre un ennemi, il faut bien le connaître ! Ainsi des scientifiques américains viennent de publier un document qui montre que les varroas ne se nourrissent pas seulement de l’hémolymphe de l’abeille comme on le pensait jusqu’à présent, mais ils aiment tout particulièrement se nourrir de leur corps gras. Bien sûr cela n’aide que très peu l’apiculteur qui cherche un bon traitement, mais cette information est très importante pour les chercheurs qui développent les médicaments. On peut par exemple imaginer la mise au point d’un médicament acaricide « liposoluble » qui se fixera dans le corps gras des abeilles et qui sera donc consommé par le varroa.

Ici un article très intérressant

Jan 2019

Le langage des fleurs

On savait depuis longtemps que les fleurs communiquent avec les insectes par des couleurs et des odeurs, mais des recherches récentes étendent aux plantes des notions de communication par des sons et des vibrations. La communication des plantes et plus particulièrement des fleurs se caractérise par la transmission d'un signal émis dans un but précis vers un récepteur, qui le perçoit, le décode et réagit en conséquence. Ce peut être un dialogue si le récepteur répond au message par un autre signal. Le récepteur peut être aussi bien une autre plante, une autre fleur ou un insecte. Les fleurs ont donc aussi des capacités de perception des sons et des vibrations comparables à celles des animaux, mais cette perception est plus diffuse et non exercée par des organes localisés (comme les yeux ou les oreilles...). En effet, ce sont par exemple des cellules sensibles à la lumière (via des pigments photosensibles) ou d’autres sensibles aux sons et aux vibrations qui pourraient leur permettent de capter des signaux variés venant de l’environnement, d’animaux, d’insectes ou d’autres plantes. Comme il y a des cellules réceptrices, il y aurait aussi des cellules qui leur permettraient d’émettre des signaux et d’échanger des informations. Mais que peuvent-elles bien se dire... ?

Lien : https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2019/01/les-fleurs-peuvent-entendre-les-abeilles-leur-nectar-nen-est-que-plus-sucre?fbclid=IwAR3ZC4I11537rMc7sX-2yi-mTkb0oK9fRsLI0DrFNdgpJSUnhDYClBlPZY8

Jan 2019

Encore une source mellifère détruite…

Il était pourtant beau et fier de nourrir tous les pollinisateurs du quartier du Riegelsbourg, ce grand Aulne couvert de lierre… L’été dernier, on s’en souvient tous, alors qu’il régnait une chaleur écrasante sur notre ville, il projetait son ombre immense dans la rue rafraîchissant ainsi le bitume brûlant. Ses grandes feuilles touffues tamisaient le bruit, éliminaient le CO2, absorbaient les nanoparticules, amélioraient l’écosystème et la biodiversité de ce quartier de la ville de Thann. Alors que par la plantation d’arbres, tant de villes anticipent le réchauffement climatique, l’augmentation de la pollution au CO2 et aux nanoparticules, d’autres villes au contraire font fonctionner les tronçonneuses. Pourquoi nos élus se sentent-ils obligés de détruire ainsi notre fragile écosystème ? Que reste-t-il maintenant cet arbre majestueux presque centenaire que nous aimions tant…

arbre

Dec 2018

Un vaccin contre la loque américaine.

Tout apiculteur connaît cette maladie qui fait peur, car depuis l’interdiction des antibiotiques, le seul moyen pour limiter les dégâts est de brûler toute la ruche, afin d’éviter qu’elle en contamine d’autres. La maladie infecte les larves qui meurent et se décomposent dans une masse collante. La maladie se répand à vitesse « grand V » dans toute la colonie. Le futur verra peut-être les abeilles se faire vacciner contre cette maladie, car deux chercheurs finlandais viennent d’annoncer la création du tout premier vaccin pour abeilles, nommé le « PrimeBEE ». Il servira à protéger nos abeilles contre la loque américaine, qui ravage les ruchers de certains pays d’Europe et d’Amérique. Le principe est le même que pour les vaccins utilisés pour l’humain. C’est par l’intermédiaire de la vitellogénine (une lipoprotéine contenue naturellement dans le vitellus de la gelée nourricière et la gelée royale) que les anticorps de la maladie sont fabriqués. Ils sont donnés (par voie orale) dans de la gelée royale à la reine qui produira alors durant toute sa vie des œufs immunisés contre la maladie. Avec une moindre efficacité, les abeilles nourrices issues de ces œufs immunisés produiraient elles aussi du vitellus contenant ces anticorps. Même les reines de seconde génération pourraient elles aussi produire encore des œufs immunisés. On voit une fois encore, l’importance de la vitellogénine et du vitellus fabriqué dans les glandes hyopharyngiennes des abeilles nourrices grâce au pollen. Cette protéine pourrait dans un futur proche permettre la production d’anticorps d’autres infections due à des bactéries. Une telle vaccination par voie orale pourrait même s’appliquer à tous les animaux dont les œufs contiennent de la vitellogénine (gallinacés, poissons, insectes…). De quoi créer une petite révolution scientifique.

Article en anglais

Dec 2018