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Rucher Ecole Enchenberg

Les actualités du syndicat des apiculteurs de Thann et environs et du monde des abeilles.

Cette page présente nos activités au Rucher école, les actualités du syndicat des apiculteurs de Thann et environs et des articles concernant le monde apicole et le monde des abeilles.

Production de miel 2017 dans notre région.

Pour ceux qui résident sur les premiers contreforts des Vosges ou dans les vallées vosgiennes, l’année apicole a mal commencé puisque des mortalités catastrophiques ont été enregistrées dans les régions très boisées de sapins et d’autres résineux. De plus, l’hiver a été rude avec de longues périodes de températures très basses en janvier et février, de ce fait, les colonies se sont développées tardivement. Heureusement, elles se sont bien rattrapées durant les très beaux et très fleuris mois de mars, avril, mai et juin. Dans certains secteurs, les hausses se sont remplies très vite. Dans d’autres secteurs par contre, les miellées ont été moins importantes en raison de gelées tardives lors du début de la floraison des acacias (entre autres). Cela a été notamment le cas en plaine d’Alsace où les floraisons sont plus précoces qu’en altitude ou dans les vallées. Les tilleuls, dont la floraison a pourtant été très importante, n’ont malheureusement fourni que très peu de nectar aux colonies d’abeilles. Ce phénomène très curieux se produit quand les températures sont trop élevées, quand il y a une inhabituelle sècheresse des sols et quand l’humidité de l’air est trop faible. Les fleurs ne produisent alors ni pollen ni nectar. Des températures exceptionnellement élevées et une importante sécheresse ont sévi durant les mois de juillet et août, ce qui n’a pas permis aux rares floraisons d’été de produire beaucoup de nectar. En conclusion, cette année 2017 a été globalement une année apicole très décevante. La récolte moyenne par ruche sédentaire se situe entre 20 et 35 kg et est très variable selon le secteur.

Nov.2017

Mise sur le marché d’un nouveau poison : le sulfoxaflor.

Avec l’interdiction des néonicotinoïdes votée par l’assemblé nationale, nous pensions avoir gagné la guerre. Il n’en est rien, avec l’autorisation de mise sur le marché du sulfoxaflor, le lobby agrochimique a encore gagné une bataille. En effet, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a autorisé deux insecticides à base de sulfoxaflor, qui a un principe actif (les sulfoximines) qui fait partie de la famille des néonicotinoïdes, c’est-à-dire des pesticides tueurs d’abeilles. Mais de nombreuses ONG élèvent déjà la voix pour crier haut et fort que cette autorisation n’est ni plus ni moins un scandale après l’interdiction, il a quelque mois à peine de tous les pesticides tueurs d’abeilles. Comment les technocrates de l’ANSES ont-ils pu donner l’AMM a un tel produit ? Dans un communiqué publié vendredi 20 octobre, Greenpeace France constate que "cette autorisation rend caduque l’interdiction des néonicotinoïdes décidée au printemps dernier, puisque dans les faits, les agriculteurs pourront se rabattre sur le sulfoxaflor". Pollinis et SumOfUS lancent des pétitions pour sensibiliser la commission européenne et nos ministres aux dangers de ce produit, leur rappelant la récente interdiction du Sulfoxaflor aux Etats-Unis. Il y était utilisé pendant deux ans et a été interdit dans un grand nombre d’états justement à cause de ses effets néfastes sur les abeilles et l’écosystème.

Pétition Pollinis : http://actions.pollinis.org/actions/stop-sulfo-now/

Pétition SumOfUS:https://actions.sumofus.org/a/mettons-fin-au-massacre-des-abeilles-interdisons-les-pesticides-neonicotinoides-2

Article interressant du Monde

Oct.2017

Les insectes.

Les résultats d’une grande enquête effectuée sur plusieurs dizaines d’années en Allemagne viennent d’être publiés. Cette étude d’une rare ampleur publiée dans le journal scientifique "Plos One" relève qu’en moins de 30 ans près de 80% des espèces d’insectes ont disparu en Europe. Un chiffre qui surpasse de loin celui du déclin des vertébrés, estimé à 58% depuis les années 1970. Cette disparition en masse des insectes est alarmante, d’autant plus que les relevés ont été réalisés dans des aires naturelles protégées. Cette perte de biomasse a un effet de cascade sur tous les autres niveaux de la chaîne alimentaire et de nombreux effets sur l’écosystème. En effet, au travers de la disparition des insectes, ce sont les plantes, les oiseaux et de nombreuses autres espèces qui sont affectés. La météo, qui peut expliquer en grande partie des fluctuations du nombre d'insectes au cours d'une saison ou d'une année sur l'autre, ne suffit pas à expliquer un déclin aussi rapide et aussi important. L’agriculture intensive, les engrais et surtout les pesticides sont sans aucun doute la cause principale de cette hécatombe. Alors que des écosystèmes entiers dépendent des insectes pour la nourriture et la pollinisation, on ne peut que s'inquiéter du déclin des populations d'oiseaux ou des mammifères et on ne peut s’empêcher de se poser la question: Que va devenir notre planète si ce phénomène de disparition des insectes ailés se poursuivait ?

Lien: http://www.lepoint.fr/environnement/le-declin-des-insectes-en-5-chiffres-19-10-2017-2165830_1927.php

Article du Monde

Oct.2017

Le glyphosate de Monsanto.

Alors qu'il est l'un des herbicides les plus utilisés au monde, le glyphosate pourrait être interdit en France d'ici à 2022, car il pourrait être potentiellement cancérogène. En effet, depuis mars 2015, il est classé par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme cancérogène "probable" chez l'Homme. Apparemment, le riche et influent lobbying de Monsanto a eu raison de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui elle, contrairement au CIRC estime qu'il est "improbable" que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l'être humain. L'ONG Générations futures, spécialisée dans la défense de l'environnement, a publié les résultats d'une étude sur la présence de glyphosate dans des aliments vendus en France. 53,3% des échantillons analysés contenaient des résidus de cet herbicide. C'était notamment le cas dans 7 céréales de petit déjeuner sur 8 étudiées, dans 7 légumineuses sur 12 analysées et dans 2 sortes de pâtes sur 7 qui contenaient des résidus de glyphosate. Très prochainement, un vote consultatif aura lieu à Bruxelles sur la prolongation potentielle de l'usage de glyphosate dans l'Union européenne pour les dix années à venir. En France, selon Le Figaro, les ministres de l'Agriculture et de la Transition écologique vont étudier "les conditions d'un plan de sortie". Ce qui va bien sûr déplaire à bon nombre d’agriculteurs qui se protègent bien lorsqu’ils épandent le « Roundup », mais qui s’en fichent de vendre des produits contaminés aux consommateurs.

Lien : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171003.OBS5502/glyphosate-le-pire-scandale-sanitaire-du-xxie-siecle.html

Autre lien : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171003.OBS5491/glyphosate-comment-monsanto-impose-sa-loi-a-bruxelles.html

Oct.2017

Concours des miels d’Alsace.

Six juges dégustateurs de notre syndicat étaient présents au concours des miels qui s’est déroulé le 2 octobre dernier à Colmar. Seulement 179 miels étaient présentés cette année, ce qui est peu par rapport aux années précédentes où le nombre de miels avoisinait les 300 ou 400. Ce petit nombre de miels présentés serait-il à l’image de la production 2017 ? Nous aurons sans doute l’occasion de reparler de la production de cette année... mais il est à noter que, les miels de sapin, d’acacia et de tilleul ont été relativement rares contrairement aux très nombreux miels de forêt, de châtaignier et de fleurs. Les membres du syndicat de Thann ont présenté neuf miels et chose extraordinaire, tous les neuf ont été récompensés par 4 médailles d’or, 3 médailles d’argent et 2 de bronze. Bravo aux juges dégustateurs et félicitations à DANIEL, VINCENT, DIDIER, ROBERT, RICHARD ET FRANCOISE heureux lauréats, qui gratifient notre syndicat de 9 médailles.

concours

Oct.2017

Le miel...

Le miel est en principe un aliment très bon et très sain, mais cela dépend de son origine et surtout de qui l'a produit. Le meilleur est sans nul doute celui produit par les abeilles. Car, vous aurez peut-être du mal à le croire, mais l’homme peut lui aussi produire du miel. Ainsi, sans qu’aucune abeille ni aucune fleur ne soit utilisée, du miel peut être fabriqué artificiellement par l’homme avec une quantité spécifique de fructose et de glucose de synthèse, avec quelques gouttes d’arômes artificiels et différents agents de conservation. Une partie du miel importé de Chine et de certains autres pays n’est pas réellement du miel. Vos enfants, quand vous leur ferez les tartines du matin, ne s’en rendront pas vraiment compte au goût, mais ils ne profiteront pas des bienfaits du miel. Les nombreux enzymes, l’inhibine (antibiotique naturel), les précieux oligo-éléments et les minéraux seront absents de cet étrange mélange que vous étalerez sur leurs tartines. Si comme de nombreuses personnes vous aimez le miel, méfiez-vous donc de son origine. Achetez-le chez le petit apiculteur du village ou du quartier qui produit juste quelques dizaines de kilos par an avec des abeilles qui butinent entre autres, vos propres fleurs. Contrairement à celui acheté en grande surface, vous serez assuré d’avoir un miel naturel et de qualité.

Article du "Figaro" et article des "Echos"

Sept 2017

Si les abeilles disparaissaient ?

Le déclin des populations d’abeilles domestiques et sauvages est aujourd’hui une réalité dans tous les pays développés. Avec ce déclin, les médias mettent surtout en avant la baisse du service de pollinisation, mais pour nous apiculteurs le déclin des populations d’abeilles s’accompagne aussi de la perte de la production de miel. La question que l’on peut se poser est : cette baisse du service de pollinisation peut-elle entraîner une évolution irrémédiable de notre environnement et des pertes de rendements ? Sommes-nous arrivés à un point de non-retour, comme pour la disparition des glaciers ou de certaines espèces animales ? Peu d’études scientifiques ont permis de conclure clairement sur ces points ! Les agriculteurs ne pensent que très rarement au déficit de pollinisation comme cause possible d’une diminution de rendement. Pourtant, si l’on examine les besoins en pollinisateurs des productions agricoles qui nous nourrissent quotidiennement, il apparaît que sur les 114 espèces qui fournissent aujourd’hui 95 % de notre alimentation, 70 % des espèces nécessitent une pollinisation par des insectes et plus particulièrement les abeilles sauvages ou domestiques. En conclusion, c’est 36 % de notre production alimentaire qui dépend de l’activité pollinisatrice des abeilles. Et il n’existe pas actuellement d’alternative crédible à la pollinisation par les abeilles ! Contrairement à ce que prétendait A. Einstein, l’être humain pourra sans doute survivre sans les abeilles, mais dans quelles conditions... Et si chacun d’entre nous faisait quelques choses pour ralentir cette disparition inexorable des pollinisateurs ? Nous pouvons facilement contribuer à augmenter la population d’abeilles sauvages à petite échelle dans notre jardin ou même sur notre balcon avec des "Hôtels à insectes fait maison". Nous pouvons aussi enrayer la mortalité de certaines espèces d’abeilles en évitant l’utilisation de certains produits phytosanitaires contenant des molécules synthétiques.

Lien : http://www.terraeco.net/Nos-astuces-pour-fabriquer-un,56766.html

Autre : https://verger.ooreka.fr/fiche/voir/261787/construire-un-hotel-a-insectes

Août 2017

Traitement des ruches contre le varroa :

Déjà le temps des récoltes et déjà l’année apicole qui s’achève. Pour ceux qui ont récolté et enlevé les hausses, il faut maintenant penser au traitement contre le varroa. Alors attention, n’oubliez de nous rendre visite au rucher école pour acheter votre traitement. Vous n’avez plus que quelques samedis après-midi (de 14 à 17 heures) pour vous fournir... après, il sera trop tard. Nous avons à votre disposition cette année, en plus du MAQs® et des lanières Apivar®, des lanières génériques Apitraz® qui en théorie ont le même dosage en acaricide et la même efficacité que les bandelettes Apivar®. En pratique, nous n’avons malheureusement pas assez de recul pour confirmer ou infirmer cette efficacité. Des tests comparatifs ont été effectués en 2016 par la FNOSAD, mais le très faible nombre de colonies utilisées (n=15) pour le test Apitraz® ne permet pas une comparaison fiable.

traitements

Août 2017

Le miel de sapin :

Saviez-vous que, ce qu’on appelle « miellat de sapin » est produit par des pucerons qui se nourrissent de la sève de résineux qu’ils prélèvent au bas des aiguilles des sapins, des épicéas, des mélèzes ou d’autres résineux... une partie est assimilée par ces pucerons, une autre partie est rejetée. C’est cette partie rejetée qui n’est autre que leurs excréments que l’on appelle « miellat de sapin». Cette substance épaisse, visqueuse, très riche en sucres, en acides aminés et en minéraux est prélevée soit par les fourmis pour nourrir leur progéniture, soit par les abeilles pour produire ces célèbres miels de sapin. Ces miels sont en général de couleur sombre avec des reflets verdâtres et ont un goût très caractéristique de conifère. Ils ont nettement plus de caractère que les miels de fleurs et sont préconisés contre les états de fatigue, d’anémie, d’asthénie en raison de leur apport en oligo-éléments et en sels minéraux. On peut parler au pluriel quand on parle de miels de sapin, car la quantité, la qualité, le goût et la composition du miellat de pucerons dépendent non seulement de l’espèce de pucerons (pucerons noirs "cinara confinis" ou verts "cinara pectinatae"), mais aussi de l’espèce de résineux sur laquelle se trouvent ces pucerons qui produisent le miellat. Ce miellat ne doit toutefois pas être confondu avec celui qui est produit par l’exsudation des feuilles de certaines plantes ou arbres (chêne, tilleul, laurier...) et qui est lui aussi appelé « miellat ». La production de miellat de pucerons est très dépendante de la météo, de la température, de l’altitude et bien sûr du nombre de pucerons présents sur les sapins. Le comptage des pucerons qui est fait dans les différents secteurs de notre région, permet à l’apiculteur d’estimer si une production éventuelle peut être espérée.

pucerons

Juil 2017

Le retour des néonicotinoïdes ???

Nous avons tous entendu la scandaleuse interview de notre nouveau ministre de l’Agriculture qui souhaite non seulement rétablir le droit d’utilisation des néonicotinoïdes, mais aussi autoriser l’épandage aérien qui on le sait, est la plus polluante de toutes les méthodes de traitement. Heureusement que nous avons un ministre de l’Ecologie intelligent qui s’est empressé de contester cette idée idiote. Le Premier ministre Edouard Philippe a donné raison ce lundi matin au ministre de la Transition Ecologique Nicolas Hulot aux dépens de son collègue de l'Agriculture Stéphane Travert et confirmé l'interdiction des insecticides "tueurs d'abeilles". Revenir sur la loi actuelle constituerait "un retour en arrière inacceptable pour les citoyens, contre-productif pour les agriculteurs et politiquement rétrograde", a estimé la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH), ex-Fondation Nicolas Hulot. "C'est un projet d'ordonnance contre les abeilles, contre la santé", a critiqué l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho "C'est un coup de force des lobbies comme ChemChina (ex Syngenta) et Bayer. C'est inacceptable".

Vidéo : http://rmc.bfmtv.com/emission/le-gouvernement-envisage-de-reautoriser-les-pesticides-tueurs-d-abeilles-et-l-epandage-aerien-1194776.html

Vidéo : http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/stephane-travert-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-958559.html

Juin 2017

Pertes et températures hivernales...

Comme tous les ans, notre enquête sur les pertes hivernales dans notre syndicat nous a appris bien des choses intéressantes. On a ainsi constaté que durant cet hiver 2016/17, une grande partie des pertes hivernales étaient dues à une récolte tardive de miellat de résineux en août et en septembre . Ce miellat sur lequel les colonies ont hiverné a été malheureusement fatal à un grand nombre d’entre elles. Toujours en raison de ces rentrées tardives de miellat, certaines autres colonies ont péri parce que, en août et septembre, la reine n’avait que peu de place pour pondre et former une colonie populeuse à l’entrée de l’hiver. D’autres enfin sont mortes tout simplement en raison d'une reine vieille ou déficiente. La colonie trop faible n'a pas résisté aux rigueurs de cet hiver qui, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous a été plus rude que l'hiver précédent. Sur ces graphiques, on peut également constater une « presque » parfaite corrélation entre la mortalité hivernale et le nombre de jours de « grands froids ». Sur une ou deux années, on aurait parlé de simples coïncidences, mais sur cinq années... il ne fait aucun doute qu’il y a vraiment une relation entre la rudesse des hivers et les pertes hivernales.

hiver

Graphique des températures : Les bars mauves indiquent le nombre de jours où les températures ont été inférieures à zéro degré durant les 6 mois d’hiver, c’est-à-dire : d’octobre à mars de l’année suivante (Exemple : d’octobre 2012 à mars 2013). Le nombre de jours de très grands froids a été obtenu grâce à la « Data Base » du site : http://icare.cinq.free.fr/meteo/statistiquesannuelles.htm

Graphique des pertes hivernales : Les bars bleus indiquent en % les pertes hivernales de colonies d’abeilles au sein du syndicat des apiculteurs de Thann et environs.

Juin 2017

Un monde sans insectes...

Depuis près de 60 ans, l’agriculture s’est largement appuyée sur les produits de synthèse (engrais et pesticides) afin d’augmenter les rendements. Le succès a été au rendez-vous, mais les impacts écologiques de ces nouvelles pratiques agricoles n’ont été mis en évidence que bien plus tard. Depuis les premiers soupçons sur les impacts sanitaires et environnementaux des pesticides, les études se multiplient pour prouver leur dangerosité pour la santé humaine et l’écosystème. Les insectes et en particulier les pollinisateurs comme les abeilles domestiques et sauvages sont un maillon indispensable dans la pollinisation nécessaire à la reproduction des plantes qui contribuent directement à notre alimentation. Leur disparition, en partie due à l’utilisation massive des pesticides pour notre agriculture, met la biodiversité et notre planète en danger. Dans certaines régions de France, les trois quarts des populations d’abeilles domestiques, des pollinisateurs et autres insectes sont décimés. Et ce déclin s’accentuera encore dans les décennies à venir si nous ne nous mobilisons pas. Alors que nous devrions préserver la biodiversité pour notre propre survie, nous sommes en train de la détruire.

Lien : Article du journal " Le Monde"

Juin 2017

Participez à l’enquête de notre syndicat sur les pertes hivernales de colonies d’abeilles.

L’objectif est d’évaluer, de comparer et de mieux comprendre les pertes hivernales du cheptel apicole de notre syndicat pour l’hiver 2016/2017. Il s’adresse à tous les apiculteurs du syndicat des apiculteurs de Thann et environs, quel que soit leur nombre de ruches et le niveau de leurs pertes hivernales. Par un questionnaire très simplifié, notre enquête locale et interne à notre syndicat a donc pour but de mieux maîtriser les pertes hivernales en les comparant celles de nos syndicats voisins. Comme chaque année, l'ITSAP-(Institut de l'abeille) renouvelle également l'enquête sur les pertes hivernales pour le cheptel français (réseau « Coloss »). Le questionnaire sera sans doute bientôt disponible en ligne sur le site de l’ITSAP : http://itsap.asso.fr. Seul un maximum de réponses permettra d’avoir une bonne représentation de la situation et d'obtenir l’estimation la plus juste du taux de pertes hivernales. Nous vous encourageons donc à répondre aux deux enquêtes. L’une, celle de notre syndicat ne vous prendra qu’une minute (avec le lien ci-dessous), l’autre de l’ITSAP demandera 5 minutes de votre temps.

ICI le lien pour nous transmettre en ligne vos pertes hivernales 2016-17 (réservé aux membres du syndicat).

Enquête Européenne « Coloss »: https://survey2.uni-graz.at/671972/lang-fr (Réponse au plus tard le 15 mai 2017.  Cela ne vous prendra que 5 minutes !)

Avr. 2017

L’abeille pharmacienne

Non seulement il a bon goût, mais en plus il soigne. Les vertus thérapeutiques du miel sont nombreuses. Parce qu'il est riche en éléments nutritifs, mais aussi antiseptiques, cicatrisants voire anti-inflammatoires, le miel a toujours été prisé pour ses vertus curatives. Le miel a toujours été très utile pour adoucir les gorges enflammées, mais aussi pour soulager les brûlures et cicatriser les plaies. Cette dernière utilisation est aujourd'hui très répandue, surtout à l'étranger. En Angleterre, aux Etats-Unis et en Allemagne, le miel est couramment employé par les infirmières dans les dispensaires et les hôpitaux pour faire des pansements aux patients dont les plaies cicatrisent difficilement. En France, le pionnier de l'utilisation du miel à vertu cicatrisante était le Pr. Bernard Descottes, du CHU de Limoges et aujourd'hui décédé. Il avait réalisé une étude de cas sur 3.000 patients dont les plaies ont cicatrisé très rapidement et proprement grâce au miel. Aujourd'hui, quelques services hospitaliers suivent son exemple comme celui que l’on voit dans le reportage ci-dessous.

Lien : Extrait du journal télévisé de TF1

Mar. 2017

L’Evodia ou l’arbre à miel :

Tous les apiculteurs savent bien que de plus en plus, nos régions deviennent des déserts pour nos abeilles. Aujourd’hui, les monocultures sont omniprésentes et ont transformé les grandes prairies naturelles, les champs de luzerne, de sainfoin, de trèfle, de moutarde... aux fleurs intéressantes pour les abeilles, en de grands champs de céréales. Aujourd’hui, à défaut de fleurs indigènes d’autrefois, les plantes exotiques deviennent du pain béni pour les abeilles et leur permettent en partie de compenser les manques de miellées de juillet à mi-septembre. Parmi ces plantes exotiques, on peut citer les "invasives" telles que la balsamine, la renouée du Japon, la berce... mais aussi beaucoup moins rependu : l’Evodia. L’arbre à miel fleurit, selon son exposition, de fin juillet à début septembre et cette floraison est remarquablement mellifère. En effet, des milliers d’abeilles attirées par l’agréable odeur qu’exhale son abondant nectar, repartent les jabots pleins de nectar et les pattes chargées de son pollen jaune légèrement verdâtre. Même les fleurs tombées au sol sont encore butinées par les abeilles. Cet arbre de l’ordre des rutales, de la famille des rutacées, du genre Evodia Tetradium Daniellii, est originaire de Chine du nord-est, de Corée du nord et du Tibet. Il est très résistant au froid (jusqu'a -30°C) et sa taille peut atteindre 15 à 20 mètres. Sa croissance est rapide, de 50 à 80 cm par an. Dans notre région, son prix se situe entre 30 Euros (pour des petits spécimens) et 150 Euros (pour des arbres de 2 à 3 mètres).

Un des points de vente de la région : Mme A.Schott – Les Jardins de Burnhaupt

E-mail: lesjardinsdeburnhaupt@orange.fr

evodia

Mar. 2017

Un nouveau rucher pour le syndicat :

Après avoir été délaissé durant une dizaine d’année, le rucher de Maurice Bueb renaît enfin. Samedi dernier 4 mars, une vingtaine de courageux membres de notre syndicat ont mis la main à la pâte pour débroussailler, nettoyer et redonner vie à ce beau rucher. Les arbres et arbustes qui étouffaient le bâtiment ont été coupés, le terrain qui était envahi de ronces a été nettoyé et les nombreux détritus accumulés durant des décennies ont été évacués. Le bâtiment lui-même demande aussi quelques réfections et il faudra sans doute encore quelques journées de travail avant que le rucher soit en mesure d’accueillir des abeilles, mais le principal est fait. Il s’agit d’un rucher alsacien pouvant accueillir de nombreuses ruches alsaciennes dans un environnement non seulement magnifique, mais aussi très nectarifère et très pollinifères. Dans ce cadre extraordinaire, il ne fait aucun doute que les nouvelles locataires de ce rucher s’y plairont. Ci-dessous un petit échantillon des photos prises durant les journées de travail et que nous mettrons bientôt en lignes dans un album.

jungholz

Mar. 2017

Pour expliquer simplement les néonicotinoïdes !

Les pesticides néonicotinoïdes sont-ils vraiment l’arme absolue pour protéger les cultures ? « Xenius » une émission diffusée par la chaine « Arte », fait le point sur les controverses que génère l’utilisation de ces pesticides. Ce reportage a le mérite d’expliquer simplement et clairement ce que sont ces pesticides, nous permettant ainsi de nous faire une opinion. Regardez l’émission sur le lien ci-dessous, mais faite le avant le 22 mai prochain, car après il sera trop tard.

http://www.arte.tv/guide/fr/063945-023-A/xenius

Mar. 2017

Les pesticides néonicotinoïdes

Cela fait des années que les apiculteurs savent et crient à qui veut bien l’entendre, la gravité de la situation et le désastre vers lequel on se dirige si on continue à utiliser sans compter les pesticides néonicotinoides. Alors comment peut-on encore s’étonner des résultats d’études démontrant une toxicité importante, des effets cancérigènes, des effets perturbateurs endocriniens et des effets dévastateurs sur les pollinisateurs. Comment peut-on encore parler de « suspicions », alors que de nombreuses études ont montré des effets avérés. Comment peut-on encore parler de « niveaux d'exposition acceptables», alors qu’il est prouvé qu’il y a accumulation dans les graisses et que l’on sait avec certitude qu’il n’existe plus aucun milieu ou produit non-contaminé. Le rédacteur de l’article du « Monde » dont le lien est ci-dessous, semble surpris par les résultats de cette nouvelle étude alors que les nombreuses autres déjà publiées ont démontré depuis longtemps la dangerosité de ces pesticides. Combien d’études faudra-t-il encore avant que tout le monde prenne conscience des problèmes qui se poseront à nos enfants et petits-enfants.

Article du journal « Le Monde »

Fev. 2017

Les colles de marquage des reines

Dans le cadre d’un stage de fin d’études, un stagiaire de l’ITSAP (Institut de l’Abeille), a réalisé une étude sur la qualité et la toxicité de six colles utilisées pour le marquage des reines. L’expérimentation a été effectuée sur des reines pour tester la toxicité des colles et sur des ouvrières pour étudier la qualité de ces colles. Les résultats sont plutôt surprenants, puisque cette expérimentation a montré que certaines colles sont toxiques pour les reines. Si vous marquez vos reines, je vous conseille donc de lire l’article de l’ITSAP pour bien choisir votre colle. Peut-être vos reines vivront-elles quelques mois de plus... Aucune étude n’a été effectuée sur les stylos de marquage, mais je crains que comme pour les colles, certains stylos de marquage contiennent des solvants pas très sains pour la reine marquée.

http://itsap.asso.fr/pages_thematiques/gestion-du-cheptel-et-production/colle-de-marquage-facilite-dutilisation-toxicite/

Fev. 2017

Un nouveau fléau : le frelon asiatique

Nous ne sommes pas encore vraiment confrontés au problème, mais nous devons nous y préparer, car il est à craindre que l’année à venir soit celle de la réelle invasion de notre région par le frelon asiatique. Piéger ou ne pas piéger ? Certains prétendent que de poser des pièges ne fait qu’aggraver la situation en attirant les fondatrices à proximité des pièges où elles fondent alors les colonies au risque de perdre une grande partie des ouvrières dans les pièges en question. D’autres au contraire, prétendent que c’est le seul moyen de diminuer la population de frelons asiatiques. Ce qui est certain, c’est qu’il faudra être vigilant et essayer de détecter au plus vite leurs nids, car seule la destruction complète de ces nids fera vraiment diminuer la population. Nous vous avons sélectionné quelques sites et articles pour ceux qui voudraient savoir comment reconnaître le frelon asiatique, comment,où et quand le piéger.

http://frelon-asiatique.wifeo.com/

http://frelonasiatique.mnhn.fr/identification/

http://frelonasiatique.mnhn.fr/signaler-informations/

Document PDF de CARI sur le frelon asiatique

Fev. 2017